May 20, 2014 / 4:54 PM / 4 years ago

Des élus UMP soupçonnés de détournements au Sénat

PARIS (Reuters) - Le groupe UMP du Sénat a démenti mardi tout détournement de fonds publics après la publication d’un article affirmant qu’une information judiciaire avait été ouverte sur de possibles versements au profit de sénateurs du parti d’opposition.

Le groupe UMP du Sénat a démenti mardi tout détournement de fonds publics après la publication d'un article affirmant qu'une information judiciaire avait été ouverte sur de possibles versements au profit de sénateurs du parti d'opposition. /Photo d'archives/REUTERS/Gonzalo Fuentes

Le député UMP Lionel Tardy presse néanmoins le président de son parti, Jean-François Copé, de s’expliquer dès le lendemain des élections européennes sur les affaires qui ont touché ces derniers jours la formation d’opposition.

Après de nouveaux soupçons de surfacturation visant la société Bygmalion, dirigée par des proches du président de l’UMP, le groupe du parti au Sénat fait l’objet selon Le Parisien d’une enquête pour détournement de fonds publics.

“Face au silence assourdissant des dirigeants de notre parti, il est un moment où les Français, les militants et élus UMP de base disent stop”, écrit Lionel Tardy dans une lettre ouverte à Jean-François Copé publiée mardi sur le site de France info.

“En vous exprimant depuis le siège de l’UMP, vous avez tenté d’amalgamer une affaire personnelle (affaire Bygmalion), avec les affaires de l’UMP, ce qui a été tout a fait dommageable pour l’image de notre parti”, ajoute-t-il.

Lionel Tardy s’était déjà livré à une violente charge contre le dirigeant du parti après les nouvelles révélations de la presse sur la société Bygmalion.

Dans l’affaire du Sénat, le groupe UMP affirme que les versements effectués au profit d’une association, l’Union républicaine du Sénat (URS), “s’inscrivent dans le cadre de la libre administration des groupes politiques.”

“Ils correspondent à la mise à disposition de moyens à ces sensibilités afin qu’elles puissent dans le respect de leur objet social respectif exercer leurs actions politique et législative en complément de l’action menée par le groupe UMP lui-même”, écrit-il dans un communiqué.

Selon Le Parisien paru mardi, le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire pour “détournements de fonds publics”, “abus de confiance” et “blanchiment”.

Sollicité, le parquet n’a pas confirmé cette information dans l’immédiat.

Selon le quotidien, la brigade de répression de la délinquance astucieuse (BRDA) a été saisie de l’affaire à la suite d’un signalement, en 2012, de la cellule de lutte antiblanchiment Tracfin.

Selon les premiers éléments de l’enquête, l’URS aurait perçu des fonds de la part du groupe UMP du Sénat, versés par la questure de la haute assemblée, avant de les rétrocéder à ses membres. Le préjudice pourrait s’élever à quelque 400.000 euros.

Le président du Sénat, le socialiste Jean-Pierre Bel, souligne dans un communiqué qu’”en aucun cas ces faits, s’ils étaient avérés, ne mettent en cause le Sénat dans sa gestion budgétaire”.

“Le Sénat ne porte aucune responsabilité dans l’utilisation des dotations attribuées aux groupes politiques pour leur fonctionnement”, ajoute-t-il.

Sophie Louet et Gérard Bon édité par Emmanuel Jarry

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below