May 20, 2014 / 12:22 PM / 5 years ago

Mise en garde de Delors sur le choix du président de la Commission

PARIS (Reuters) - Jacques Delors a appelé mardi les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union à éviter une crise institutionnelle en laissant le Parlement européen choisir la personnalité qui dirigera la Commission après le scrutin de dimanche.

Les candidats à la présidence de la Commission européenne Guy Verhofstadt, Martin Schulz, Ska Keller et Jean-Claude Juncker (de gauche à droite). Reçu à Matignon, Jacques Delors a appelé mardi les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union à éviter une crise institutionnelle en laissant le Parlement européen choisir la personnalité qui dirigera la Commission après le scrutin de dimanche, afin d'éviter une éventuelle crise institutionnelle. /Photo prise le 28 avril 2014/REUTERS/Michael Kooren

Pour les députés européens, les Vingt-Huit sont tenus de désigner le prochain chef de l’exécutif européen sur la base du nombre de sièges que remportera chaque tête de liste aux élections qui se tiendront du 22 au 25 mai.

“Si le Conseil européen n’est pas d’accord, on risque d’avoir une crise”, a prévenu l’ancien président de la Commission européenne, reçu durant environ une heure à Matignon.

Le social-démocrate allemand Martin Schulz et le démocrate-chrétien luxembourgeois Jean-Claude Juncker, candidats de leurs groupes respectifs pour le poste, mènent une campagne électorale paneuropéenne et sont donnés au coude à coude pour remporter une majorité relative au Parlement européen.

Le traité de Lisbonne dispose que le Conseil doit “tenir compte” du vote des électeurs et certains dirigeants européens estiment qu’il revient à eux seuls d’apprécier la personnalité qui reflète le mieux le message sorti des urnes.

Un désaccord entre le Conseil et les députés européens ouvrirait un bras de fer politique à Bruxelles car la Commission européenne ne peut entrer en fonction - en théorie début novembre - qu’à la condition de recevoir l’investiture du Parlement européen.

“De toute façon, quel que soit le candidat, il doit obtenir l’assentiment d’une majorité du Parlement européen”, a rappelé Jacques Delors, souvent décrit comme le père de l’euro et du marché unique.

“Moi, j’espère que, alors que nous avons tant de problèmes à résoudre, on ne va pas se payer en plus une crise institutionnelle”, a-t-il souhaité, avant d’appeler les électeurs français à se rendre aux urnes.

Les Vingt-huit se réuniront mardi 27 mai à Bruxelles pour tirer les premiers enseignements du scrutin mais ne formaliseront leur choix sur le remplaçant de José Manuel Barroso à la Commission européenne que fin juin lors d’un sommet.

Alors que le Front national est régulièrement donné en tête par les sondeurs en France, François Hollande a demandé à Manuel Valls de monter en première ligne pour motiver les électeurs socialistes qui l’ont désavoué lors des municipales en mars.

Le Premier ministre a tenu un meeting jeudi à Lille avec Martine Aubry, la fille de Jacques Delors, et doit se rendre à une nouvelle réunion publique mercredi soir à Barcelone avant un dernier meeting de soutien à Martin Schulz à Lyon vendredi.

Julien Ponthus, édité par Gérard Bon

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