May 16, 2014 / 12:52 PM / in 5 years

Marine Le Pen jette les accords de Schengen à la corbeille

Professions de foi des candidats en vue des élections européennes du 25 mai. A un peu plus d’une semaine de ce scrutin, Marine Le Pen a manifesté vendredi son refus de l’ouverture des frontières dans l’UE en jetant dans une corbeille un exemplaire des accords de Schengen qui l’ont organisée, sur les lieux où ils ont été signés. /Photo prise le 15 mai 2014/REUTERS/Vincent Kessler

SIERCK-LES-BAINS Moselle (Reuters) - Marine Le Pen a manifesté vendredi son refus de l’ouverture des frontières dans l’Union européenne en jetant dans une corbeille un exemplaire des accords de Schengen qui l’ont organisée, sur les lieux où ils ont été signés.

La présidente du Front national, qui est candidate à sa réélection au Parlement européen, a embarqué avec une centaine de militants sur un bateau de croisière à Sierck-les-Bains, d’où elle a descendu la Moselle jusqu’à la frontière luxembourgeoise, en amont du petit village de Schengen.

Ces accords “sont une des plus grosses erreurs et un des faits les plus criminels de la construction européenne”, a-t-elle dit lors d’une conférence de presse tenue en compagnie de Florian Philippot, tête de liste du Front national dans la circonscription du grand-est.

“Schengen rime avec explosion de l’immigration clandestine, multiplication des trafics, laisser-passer pour une criminalité internationale. Ce qui fut vendu aux peuples d’Europe comme un projet de civilisation s’est révélé un formidable bond en arrière”, a-t-elle ajouté avant de jeter dans une corbeille bleue en plastique un gros livre baptisé “Accords de Schengen”.

Ces accords, qui devaient aboutir dix ans plus tard à l’ouverture des frontières pour les citoyens de l’Union européenne, ont été signés en 1985 sur un bateau, à hauteur de cette petite ville luxembourgeoise située aux frontières du Luxembourg, de la France et de l’Allemagne.

S’exprimant dans une région, la Lorraine, qui compte plus de 100.000 travailleurs frontaliers, dont plus des trois quarts employés au Luxembourg, Marine Le Pen a filé la métaphore de l’écluse devant laquelle était arrêté son bateau, pour affirmer qu’une frontière n’était pas un “barrage”.

“La frontière est un filtre qui n’empêche nullement les travailleurs frontaliers d’exercer leurs activités”, a-t-elle assuré.

Gilbert Reilhac, édité par Yves Clarisse

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