April 21, 2014 / 9:28 AM / in 5 years

Le FN juge incohérente la politique syrienne de la France

Le vice-président du FN, Florian Philippot, a jugé lundi incohérente la diplomatie française qui, en soutenant la rébellion syrienne, encourage selon lui des jeunes Français à partir faire le djihad contre les forces de Bachar al Assad et potentiellement à prendre des Occidentaux en otage. /Photo prise le 30 mars 2014/REUTERS/Vincent Kessler

PARIS (Reuters) - Le vice-président du FN, Florian Philippot, a jugé lundi incohérente la diplomatie française qui, en soutenant la rébellion syrienne, encourage selon lui des jeunes Français à partir faire le djihad contre les forces de Bachar al Assad et potentiellement à prendre des Occidentaux en otage.

Selon les premiers témoignages des quatre journalistes français rentrés dimanche à Paris après dix mois de captivité en Syrie, certains de leurs geôliers parlaient français, une information qui a relancé le débat sur la présence de combattants étrangers en Syrie.

“Il faudra se poser des questions sur la diplomatie française, ceux qui ont détenu nos otages font partie de cette nébuleuse rebelle que la diplomatie française soutient”, a déclaré Florian Philippot sur BFM TV-RMC. “Il y a un problème de cohérence au bout d’un moment.”

Il faut “que la diplomatie française cesse de soutenir systématiquement les rebelles islamistes comme elle le fait beaucoup trop souvent”, a-t-il poursuivi. “Quand un Etat donne l’exemple, quand il dit que les rebelles sont les gentils, un jeune qui se fait embrigader, manipuler, peut avoir le sentiment qu’il agit pour le bien, c’est la responsabilité aussi de l’Etat français.”

La France a été la première puissance occidentale à reconnaître la Coalition nationale syrienne (CNS, opposition modérée soutenue par les Occidentaux) comme représentant légitime du peuple syrien.

Paris, qui fait régulièrement la distinction entre rebelles modérés et groupes djihadistes radicaux, a réaffirmé en mars son engagement “aux côtés d’une opposition modérée qui combat le régime et son pendant, le terrorisme”.

Dimanche, le chef de la diplomatie française Laurent Fabius a déploré la présence de “Français, des Belges, des Italiens qui sont partis, comme ils disent, faire le djihad en Syrie.”

“Ça ajoute encore à la difficulté”, a-t-il estimé.

Face à ce constat, la France, dont quelque 250 ressortissants ou résidents combattaient en janvier en Syrie dans des groupes islamiques radicaux selon le ministère de l’Intérieur, a adopté fin mars un plan de lutte contre les filières qui acheminent des combattants en Syrie.

Marine Pennetier; édité par Henri-Pierre André

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