April 6, 2014 / 3:58 PM / 4 years ago

Jean-Louis Borloo renonce à ses mandats pour raisons de santé

PARIS (Reuters) - Le président de l’UDI, Jean-Louis Borloo, a annoncé dimanche mettre fin à ses “fonctions et mandats” politiques, estimant ne pas avoir l’énergie nécessaire pour assumer ses responsabilités à la tête de la formation centriste alors qu’il se remet d’une pneumonie aiguë.

Le président de l'UDI, Jean-Louis Borloo, a mis fin dimanche à ses mandats politiques. L'ancien ministre de Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy estime ne pas avoir l'énergie nécessaire pour assumer ses responsabilités après des ennuis de santé. /Photo prise le 4 septembre 2013/REUTERS/Charles Platiau

L’ancien ministre de Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy a fait part de sa décision dans un courrier adressé aux membres du comité exécutif de l’UDI, dont il abandonne la présidence ainsi que celle du Parti radical.

Jean-Louis Borloo, qui aura 63 ans lundi, avait été hospitalisé fin janvier en urgence pour une pneumonie aiguë et son entourage avait évoqué par la suite une convalescence de plusieurs semaines. Il n’est pas réapparu depuis en public.

“Je n’ai pas, en l’état, toute l’énergie nécessaire pour remplir complètement mes responsabilités”, déclare-t-il dans son courrier.

“J’ai donc décidé de mettre un terme à mes fonctions et mandats”, ajoute-t-il, après avoir souligné que son absence prolongée risquait de “stériliser les décisions et les choix (de l’UDI) à un moment où au contraire il faut amplifier notre action”.

Dans un communiqué commun, les dirigeants du parti ont déclaré que “l’annonce de son retrait de la vie politique le temps de sa convalescence est une épreuve pour l’UDI”.

Le député de Seine-et-Marne Yves Jégo, délégué général de l’UDI dont il assure la coordination depuis l’hospitalisation de son président, a assuré que son état de santé ne s’était pas dégradé mais que sa convalescence se prolongeait.

Il a salué sur BFMTV une décision “extrêmement noble” de la part de Jean-Louis Borloo, qui a voulu “faire en sorte qu’au-delà de sa personne, au-delà de la convalescence nécessaire pour lui, il puisse y avoir un fonctionnement du parti qui ne s’arrête pas au milieu du chemin”.

Député du Nord, ancien maire de Valenciennes, il présidait le Parti radical et l’UDI (Union des démocrates et indépendants), une formation créée en 2012 avec l’objectif de réunir toutes les sensibilités centristes.

En novembre dernier, il s’était spectaculairement réconcilié avec le dirigeant du MoDem François Bayrou, le “troisième homme” de la présidentielle de 2007, qui avait voté pour François Hollande en 2012. Les deux hommes avaient forgé l’Alternative, une alliance qui nourrit de grandes ambitions pour les élections européennes à venir.

S’agissant de sa succession à la présidence de l’UDI, un comité exécutif se réunira mardi pour désigner “une organisation de transition” chargée de mener la campagne pour les européennes puis de préparer le congrès qui désignera le successeur de Jean-Louis Borloo.

Yann Le Guernigou, édité par Tangi Salaün

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