April 1, 2014 / 2:34 PM / 5 years ago

Les Français doués en résolution de problèmes, selon l'étude Pisa

Les jeunes Français figurent dans le peloton de tête mondial pour la résolution de problèmes, indépendamment de leurs connaissances académiques, selon une étude réalisée dans le cadre du Programme international pour le suivi des acquis des élèves (Pisa) de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). /Photo d'archives/REUTERS/Stéphane Mahé

PARIS (Reuters) - Les jeunes Français figurent dans le peloton de tête mondial pour la résolution de problèmes, indépendamment de leurs connaissances académiques, selon une étude de l’Organisation de coopération et de développement économiques publiée mardi.

Pour la première fois, une évaluation des “méthodes créatives de résolution de problèmes” a été réalisée dans le cadre du Programme international pour le suivi des acquis des élèves (Pisa) de l’OCDE auprès de 85.000 élèves de 15 ans venant de 44 pays et économies.

Ce test informatisé, basé sur des situations de la vie réelle, est destiné “à mesurer les compétences que les jeunes utiliseront face à des problèmes de la vie courante, comme régler un thermostat ou trouver l’itinéraire le plus rapide vers une destination”.

Dans un classement dominé une nouvelle fois par les Asiatiques, les jeunes Français peuvent se prévaloir d’une honorable 13e place avec un score de 511 points, au-dessus de la moyenne de l’OCDE (500), alors que la France a été reléguée à la 25e place du Pisa 2012 en lecture, mathématiques et sciences.

En comparaison, les élèves de Singapour (562), de la Corée (561) et du Japon (552) occupent la tête du classement. Ces élèves, précise l’OCDE, “apprennent vite, sont très curieux et capables de résoudre des problèmes non structurés dans des contextes inédits”.

Les jeunes Français obtiennent de meilleurs résultats en résolution de problèmes qu’en mathématiques.

Un élève français sur huit est capable “d’explorer systématiquement une situation de problème complexe, d’élaborer des solutions à plusieurs étapes” et “d’adapter sa stratégie en fonction des informations qu’il reçoit en retour”, peut-on lire dans l’étude.

A l’opposé, “un élève français sur six est tout au plus capable de résoudre des problèmes très simples qui ne demandent pas de réflexion préalable, (...) comme par exemple choisir un ensemble de meubles le moins cher possible pour meubler une pièce dans un catalogue regroupant différentes marques et prix”.

Pour Andreas Schleicher, directeur par intérim de la Direction de l’éducation et des compétences de l’OCDE, “les élèves âgés de 15 ans aujourd’hui qui ont une capacité médiocre en résolution de problèmes seront demain des adultes qui auront des difficultés à trouver et à garder un bon emploi”.

Sophie Louet, édité par Yves Clarisse

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below