March 20, 2014 / 6:14 AM / 5 years ago

Les enquêteurs pensent avoir une piste crédible pour le vol MH370

SYDNEY (Reuters) - Des recherches ont été menées jeudi à l’extrémité sud de l’océan Indien pour retrouver des débris du Boeing 777 de la Malaysia Airlines disparu le 8 mars avec 239 personnes à son bord et les autorités malaisiennes espèrent disposer enfin d’une “piste crédible”.

Un avion de l'armée de l'air australienne participe aux recherches dans une vaste zone située au sud de l'océan Indien pour retrouver la trace ou des débris du Boeing 777 de la Malaysia Airlines disparu le 8 mars avec 239 personnes à bord. /Photo prise le 20 mars 2014/REUTERS/via REUTERS TV/Pool

Des objets ont été repérés grâce à des images satellite prises il y a quatre jours à 2.500 km au large de Perth, en Australie, dans l’une des régions les plus reculées du globe, à la limite des eaux de l’océan Antarctique.

Les autorités australiennes ont envoyé des avions de surveillance maritime tandis que des navires ont commencé à arriver sur place pour sillonner ces eaux éloignées de toute terre habitée.

Un avion P-3K2 Orion de l’armée de l’air néo-zélandaise a effectué une mission de deux heures et demie mais n’a rien trouvé, a déclaré un responsable militaire néo-zélandais.

“La visibilité n’était pas très bonne, ce qui rend plus délicates les recherches en mer”, a-t-il dit. Il a précisé que l’Orion avait mené sa mission à une altitude de 1.000 pieds, soit environ 300 mètres.

Les recherches menées depuis près de treize jours n’ont permis ni de localiser l’appareil, ni de fournir une explication à sa brusque disparition.

Un navire de commerce norvégien est arrivé sur la zone jeudi mais pour les enquêteurs la confirmation que ces débris sont les restes du vol MH370 pourrait prendre plusieurs jours.

Toutefois, le ministre malaisien des Transports, Hishammuydin Hussein, a estimé devant la presse que les enquêteurs disposaient désormais d’une “piste crédible” après des jours d’incertitudes.

LOCALISATION DIFFICILE

“Ce sont des objets de taille raisonnable, probablement immergés, plongeant et remontant à la surface”, a déclaré John Young, responsable de l’Autorité australienne de sécurité maritime (AMSA), qui est chargée des recherches. Ces objets sont pour l’instant “impossibles à distinguer”, a-t-il précisé. Le plus grand mesure 24 mètres.

L’AMSA a envoyé des avions dans une zone située à 2.500 km au sud-ouest de Perth, à l’extrémité sud de l’océan Indien proche de l’océan Austral. La profondeur des eaux y atteint plusieurs milliers de mètres.

Deux avions de l’armée de l’air AP-3C Orion, un navire de la marine américaine P-8 Poseidon et l’Orion de l’armée de l’air néo-zélandaise ont participé aux recherches jeudi avant qu’elles soient interrompues par la nuit.

Le brise-glace chinois Xuelong (Dragon des neiges) va quitter le port de Perth pour se rendre sur la zone de recherches, a indiqué l’agence Chine nouvelle.

Le capitaine du premier AP-3C Orion australien a indiqué au retour de sa première journée de mission que les conditions météorologiques étaient “extrêmement mauvaises” avec une mer agitée et des vents forts.

“La localisation de ces objets sera extrêmement difficile et il se pourrait qu’ils ne soient pas liés aux recherches du vol MH370”, a également tenu à souligner le Premier ministre australien Tony Abbott en annonçant au parlement de Canberra la découverte de cette nouvelle piste.

ESPOIR ET PRUDENCE

“L’AMSA a reçu des informations basées sur l’imagerie satellite à propos d’objets potentiellement liés aux recherches”, a expliqué Tony Abbott. “A la suite de l’examen par des spécialistes de cette imagerie satellite, deux objets peut-être liés aux recherches ont été identifiés.”

A Kuala Lumpur, le ministre malaisien des Transports a rappelé que toutes les pistes continuaient d’être explorées et a espéré que cette fois il s’agissait d’un “développement positif”. Un autre responsable malaisien s’est dit “plein d’espoir mais prudent”.

La Chine, très concernée car les deux tiers des passagers du Boeing sont chinois, a dit être en contact étroit avec Canberra.

Le Boeing 777 de la Malaysia Airlines a disparu des écrans radars des contrôleurs civils le 8 mars à 01h21 (17h21 GMT, le 7 mars) avec 227 passagers et 12 membres d’équipage à son bord, dont quatre Français, moins d’une heure après son décollage de Kuala Lumpur à destination de Pékin.

Les enquêteurs ont déterminé que les systèmes de communication de l’appareil avaient été désactivés et que l’avion a été ensuite délibérément dévié de sa trajectoire nord-est pour repartir vers l’ouest, retraverser la péninsule malaisienne et suivre une route commerciale connue vers l’Inde.

Ensuite, le mystère est total, seuls deux immenses corridors de recherche ayant été déterminés grâce au signal d’un satellite, qui suggère que l’appareil a volé plus de six heures.

Le premier corridor s’étend au nord du Laos à la mer Caspienne, et le second au sud de l’ouest de l’Indonésie au large de la côte ouest de l’Australie. Les enquêteurs jugent cependant comme hypothèse la plus probable que l’appareil ait pris la direction du sud de l’Océan indien.

Cette hypothèse de travail repose sur le fait que les pays inclus dans le “corridor” nord n’ont enregistré aucune présence de l’appareil dans leur espace aérien et n’ont retrouvé aucune trace d’une quelconque épave.

Avec Siva Govindasamy à Kuala Lumpur; Jean-Stéphane Brosse et Guy Kerivel pour le service français

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