March 13, 2014 / 9:45 AM / 4 years ago

Enquête sur de présumées surfacturations de meetings UMP

PARIS (Reuters) - Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire le 5 mars après la publication d’un article accusant Jean-François Copé d’avoir favorisé une société de communication fondée par des proches pour l’organisation de meetings de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire le 5 mars après la publication d'un article accusant Jean-François Copé d'avoir favorisé une société de communication fondée par ses proches pour l'organisation de meetings de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, selon une source judiciaire. /Photo d'archives/REUTERS/Gonzalo Fuentes

“On en est au stade des vérifications”, a-t-on indiqué, confirmant une information du Monde.

Dans un article publié le 27 février, l’hebdomadaire Le Point accusait la société Bygmalion d’avoir surfacturé des prestations pour l’UMP durant la campagne présidentielle.

L’UMP a dit accueillir “avec sérénité l’ouverture de cette enquête qui permettra de tordre le cou aux allégations calomnieuses et mensongères du Point”.

“L’intégralité des comptes de l’UMP est à la disposition de la justice française”, précise jeudi le principal parti de droite dans un communiqué.

A la suite de l’article du Point, Jean-François Copé a dénoncé “une campagne de presse haineuse” et une “manipulation grossière” visant à le salir à trois semaines des élections municipales et a indiqué qu’il porterait plainte pour diffamation contre l’hebdomadaire.

Le président de l’UMP s’est par ailleurs engagé à rendre publique la comptabilité de l’UMP en échange d’une même transparence des autres partis et des médias.

Il a annoncé le dépôt de deux propositions de loi en faveur de “la transparence et de la démocratie” à la reprise des travaux de l’Assemblée début avril.

Bygmalion, qui appartient à deux anciens collaborateurs de Jean-François Copé, Bastien Millot et Guy Alves, a engrangé huit millions d’euros pour l’organisation des meetings, selon Le Point, qui évoque des “frais de traiteur, de retransmission vidéo et d’éclairage” atteignant “parfois le double des tarifs habituels”.

Peu après avoir payé ces huit millions d’euros, l’UMP a fait appel à ses sympathisants pour renflouer ses caisses, à hauteur de 11 millions d’euros, après l’invalidation des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy, souligne l’hebdomadaire.

Chine Labbé, édité par Yves Clarisse

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