March 6, 2014 / 4:44 PM / 4 years ago

Julie Gayet, "traquée", demande réparation à Closer

NANTERRE Hauts-de-Seine (Reuters) - L’avocat de Julie Gayet a demandé jeudi devant le tribunal de grande instance de Nanterre 50.000 euros de dommages et intérêts après la publication dans le magazine Closer de clichés censés accréditer l’existence d’une liaison entre l’actrice et le chef de l’Etat.

L'avocat de Julie Gayet a demandé jeudi devant le tribunal de grande instance de Nanterre 50.000 euros de dommages et intérêts après la publication dans le magazine Closer de clichés censés accréditer l'existence d'une liaison entre l'actrice et le chef de l'Etat. Julie Gayet n'était pas présente à l'audience. /Photo prise le 28 février 2013/REUTERS/Jacky Naegelen

Julie Gayet, qui n’était pas présente à l’audience, a été prise pour “pour proie” par le magazine et victime d’une “véritable traque”, selon Me Jean Ennochi, qui a déploré un “bouleversement” dans sa vie.

Le tribunal rendra sa décision le 27 mars.

“On a une organisation qui suit Julie Gayet, qui la traque, qui la photographie. On sait tout ce qu’elle fait, avec qui”, a déclaré à l’audience Me Jean Ennochi. “Cet article constitue à l’évidence une atteinte au droit au respect de la vie privée.”

L’actrice, qui poursuit l’éditeur Mondadori France pour atteinte à l’intimité de la vie privée, réclame également l’interdiction de la diffusion des photos incriminées et la publication d’une éventuelle condamnation en Une de Closer et de dix autres journaux et magazines, dont un de cinéma.

Le magazine Closer a publié le 10 janvier dernier toute une série de clichés établissant selon la rédaction du magazine une relation entre le président et l’actrice.

Quinze jours plus tard, François Hollande a officialisé sa rupture avec sa compagne, Valérie Trierweiler, après huit années de vie commune.

“VOYEURISME”

Dénonçant un acte de “curiosité” et de “voyeurisme”, Me Jean Ennochi a estimé jeudi que rien ne justifiait la publication du nom de sa cliente. “Il n’y a aucune contribution à l’intérêt général, au débat public”, a-t-il dit.

Mais pour Me Delphine Pando, avocate de Closer, la protection de la vie privée peut “céder devant la nécessité de l’information.”

“On se situe dans un cadre un peu particulier parce que ça concerne le président de la République”, a-t-elle dit.

“Ce n’est pas un article consacré à Julie Gayet qui aurait une relation avec un inconnu”, a-t-elle ajouté, estimant que la contribution de cette publication au débat d’intérêt général était “assez évidente”, notamment par rapport à la sécurité du chef de l’Etat.

L’avocate a par ailleurs dénoncé le montant des dommages et intérêts réclamés par l’actrice, qu’elle juge “disproportionné”.

Mais pour Julie Gayet, “il y a eu un avant et un après” la publication de l’article de Closer, selon Me Jean Ennochi.

Avant, “elle n’intéressait pas la presse people”, a-t-il rappelé. “Cette somme importante, elle est bien en dessous du préjudice subi”, a-t-il ajouté.

S’estimant “traquée” par des paparazzi, Julie Gayet a déposé une plainte pour mise en danger de la vie d’autrui qui a donné lieu à l’ouverture d’une enquête préliminaire par le parquet de Paris.

L’actrice avait déposé une première plainte contre X en mars 2013 pour identifier les auteurs des rumeurs récurrentes la concernant, mais celle-ci avait été classée sans suite faute d’éléments probants.

Chine Labbé, édité par Yves Clarisse

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