10 septembre 2013 / 16:29 / dans 4 ans

Bolloré et Fourtou jouent l'apaisement sur Vivendi

par Gwénaëlle Barzic et Leila Abboud

Vincent Bolloré a fait un geste d'apaisement mardi en déclarant ne pas être à la recherche d'un poste ou d'une rémunération au sein du groupe Vivendi dont il est le premier actionnaire. Cette déclaration peut être interprétée comme un retrait de sa candidature à la présidence du directoire de Vivendi. /photo d'archives/REUTERS/Christian Hartmann

PARIS (Reuters) - Vincent Bolloré et Jean-René Fourtou semblaient vouloir jouer l‘apaisement mardi alors que leurs divergences sur la gouvernance opérationnelle de Vivendi ont plongé le géant français de médias et de divertissement dans une nouvelle crise.

Vincent Bolloré, désormais premier actionnaire du groupe français avec près de 5% du capital, a annoncé dans un communiqué publié après la clôture ne pas être à la recherche d‘un poste ou d‘une rémunération chez Vivendi.

Cette déclaration peut être interprétée comme un retrait de sa candidature à la présidence du directoire.

En contrepartie, le président du conseil de surveillance, Jean-René Fourtou, aurait accepté de quitter ses fonctions vers l‘été 2014, selon des sources proches du dossier.

Cette dernière proposition doit encore faire l‘objet de discussions mercredi lors de réunions du conseil de surveillance et du comité des nominations, a indiqué l‘une des sources.

Vincent Bolloré et Jean-René Fourtou se sont notamment opposés sur l‘identité du successeur de Jean-François Dubos, président du directoire de Vivendi nommé à titre provisoire en juin 2012.

Thomas Rabe, dirigeant du groupe de médias allemand Bertelsmann, avait dans un premier temps été pressenti, un choix auquel Vincent Bolloré s‘est vivement opposé.

Un porte-parole de Vivendi a précisé que Thomas Rabe n‘était pas le candidat désigné de Jean-René Fourtou mais simplement l‘un des candidats considérés par le comité des nominations.

BOLLORÉ NE VEUT PAS D‘UN “DÉMANTÈLEMENT”

“(La crise) sera résolue demain”, a assuré une autre source. Selon elle, Jean-René Fourtou, 74 ans et dont le mandat court officiellement jusqu‘en 2016, devrait apporter davantage de clarté sur le calendrier de la transition envisagée.

Le dirigeant, qui a sauvé Vivendi de la faillite en 2002, pourrait ainsi rester à la tête du groupe pour la prochaine étape de sa transformation avec la scission attendue entre ses activités de médias et de télécoms.

Vincent Bolloré, entré au conseil de surveillance en décembre 2012, aurait de son côté la voie libre pour lui succéder à la présidence du conseil.

Le dirigeant du groupe Bolloré renoncerait donc au poste de président du directoire pour lequel le processus de recrutement se poursuivrait, avec moins de pression sur le calendrier.

Dans son communiqué, Vincent Bolloré ajoute être “très attentif et déterminé” à ce que Vivendi “soit à présent géré en toute transparence, pour bien rester français et ne pas risquer d‘être démantelé.”

“Les questions sur la gouvernance du groupe ne changent pas, à ce jour, notre analyse sur l‘action”, souligne Frédéric Tassin, gérant auprès d‘Aviva Investors France.

“Nous pensons que les actifs sont actuellement sous-valorisés et que cette situation évoluera au fur et à mesure que la nouvelle stratégie du groupe sera dévoilée”, ajoute-t-il.

L‘action Vivendi a clôturé en hausse de 1,02% à 16,89 euros à la Bourse de Paris mardi. Depuis le 1er janvier, son parcours est quasiment inchangé (-0,35%).

avec Matthias Blamont, édité par Marc Angrand

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