13 juin 2012 / 18:19 / dans 5 ans

Viadeo vise toujours une entrée en Bourse, malgré Facebook

par Tarmo Virki et Gwénaëlle Barzic

<p>Olivier F&eacute;cherolle, directeur de la strat&eacute;gie et du d&eacute;veloppement de Viadeo. Les r&eacute;cents d&eacute;boires boursiers de Facebook, le premier r&eacute;seau social mondial, n'ont pas d&eacute;courag&eacute; le r&eacute;seau fran&ccedil;ais, qui pourrait relancer son projet d'introduction en Bourse d'ici deux ou trois ans. /Photo d'archives/REUTERS/John Schults</p>

PARIS (Reuters) - Les récents déboires boursiers de Facebook, le premier réseau social mondial, n‘ont pas découragé le français Viadeo, qui pourrait relancer son projet d‘introduction en Bourse d‘ici deux ou trois ans, a déclaré mercredi son directeur de la stratégie et du développement, Olivier Fécherolle.

Invité du sommet Reuters des médias et des technologies, il a relativisé l‘impact des débuts boursiers chaotiques du groupe américain, perturbés par des défaillances techniques et un prix d‘introduction jugé trop élevé.

Plusieurs acteurs du secteur ont vu leurs cours chahutés dans la foulée, la déception Facebook ayant révélé les craintes d‘une nouvelle bulle internet.

“Le fait que la valorisation de LinkedIn se soit maintenue après l‘IPO de Facebook montre que les investisseurs savent faire la différence entre les entreprises”, a-t-il estimé, en faisant référence à son principal concurrent.

“Les réseaux sociaux professionnels sont bien valorisés. Ce sont des business plus classiques mais qui génèrent des revenus solides”, a-t-il dit.

LinkedIn, qui compte plus de 160 millions de membres dans le monde, a vu son action doubler par rapport à son cours d‘introduction en Bourse. L‘action de Facebook affiche quant à elle une baisse de 28% depuis sa première cotation en mai.

Viadeo, qui avait reporté un projet d‘introduction en Bourse en mai 2011, pourrait relancer l‘opération d‘ici deux ou trois ans, a indiqué Olivier Fécherolle lors du sommet organisé par Reuters à Paris, New York et Londres.

Dans l‘intervalle, il prévoit d‘utiliser les 24 millions d‘euros levés lors de son dernier tour table pour financer son expansion à l‘international.

“Nous avons besoin de temps pour mettre en oeuvre cela et pour revenir ensuite vers les investisseurs potentiels avec la preuve que le profil du groupe a changé et que nous pouvons aller en Bourse”, a-t-il expliqué, évoquant une possible cotation en France ou aux Etats-Unis.

Le leader français, qui revendique 45 millions d‘adhérents dans le monde, poursuit sa politique volontariste d‘expansion dans les pays émergents comme en Chine, où il s‘est imposé comme le premier réseau social professionnel avec 10 millions d‘adhérents.

Viadeo dont le dirigeant, Dan Serfaty, s‘est installé en Chine, veut continuer à faire croître sa base d‘abonnés dans le pays en visant le seuil des 20 millions avant d‘y introduire ses offres payantes “premium”.

Le réseau social professionnel est également bien implanté en Afrique et leader en France même s‘il doit affronter la concurrence de LinkedIn, qui affiche aujourd‘hui trois millions de clients dans l‘Hexagone contre six millions pour Viadeo.

NOUVEAUX SERVICES AUX ENTREPRISES

Pour se distinguer du numéro un mondial, leader dans le monde anglo-saxon, Viadeo mise sur des offres ciblées, adaptées à la langue et aux particularités des pays où il s‘implante, notamment par le biais d‘acquisitions d‘acteurs locaux.

“Prenez l‘exemple du marché du recrutement en France: à 80%, il s‘agit d‘offres d‘emploi en français, pour la France, sans demande d‘expérience internationale et qui doivent être remplies rapidement”, a expliqué Olivier Fécherolle.

“Il y a une quantité énorme de petites entreprises qui ont une présence locale. Nous pensons que ce marché est largement sous-exploité et qu‘il y a des opportunités d‘y dégager des revenus”, a-t-il dit.

Viadeo mise également sur de nouveaux services à destination des entreprises en matière de recrutement et de communication.

Cette activité qui représente 30% du chiffre d‘affaires de Viadeo aujourd‘hui devrait croître rapidement tandis que les revenus tirés des abonnements premium - 50% des ventes totales aujourd‘hui - devraient reculer à 40-45%, a estimé Olivier Fécherolle.

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below