May 23, 2012 / 4:39 PM / 7 years ago

Un médiateur sur le mot juif dans le moteur de recherche Google

PARIS (Reuters) - Un médiateur a été désigné mercredi par la justice pour tenter de régler le différend entre Google et des organisations antiracistes françaises à propos de l’apparition du mot juif lors de recherches d’internautes.

Un médiateur a été désigné mercredi par la justice pour tenter de régler le différend entre Google et des organisations antiracistes françaises à propos de l'apparition du mot juif lors de recherches d'internautes. Elles considèrent que le moteur de recherche enfreint la loi réprimant la constitution de fichiers ethniques, tandis que le géant de l'internet estime de son côté que les résultats des requêtes sont "générés de manière totalement automatique, sur la base de critères purement algorithmiques". /Photo d'archives/REUTERS/Régis Duvignau

Les associations demandant que le moteur de recherche ne puisse plus associer automatiquement le mot juif au nom de personnalités faisant l’objet de requêtes d’internautes.

“Google et les associations plaignantes ont fait conjointement ce matin une demande de médiation afin de trouver la meilleure solution à ce problème. Google est solidaire de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme”, indique un communiqué commun.

Une juge des référés du tribunal de Paris a confié, à la demande des parties, la médiation à un ancien président du tribunal de commerce, Jean-Pierre Mattei, et son cadre sera confidentiel, a précisé une porte-parole de SOS-Racisme.

Une prochaine audience a été fixée au 27 juin.

L’action a été engagée notamment par SOS Racisme, le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap), la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) et l’Union des étudiants juifs de France.

Selon les associations, les utilisateurs de Google sont “quotidiennement confrontés à l’association non sollicitée et quasi-systématique du terme ‘juif’ avec les patronymes des personnes les plus en vue dans le monde de la politique, des médias ou des affaires”.

Elles considèrent que la fonctionnalité “Google Autocomplete” de Google enfreint ainsi la loi réprimant la constitution de fichiers ethniques.

Cette fonctionnalité permet de proposer à l’internaute, quand il entre une requête dans la barre de recherche Google, d’autres demandes sur la base notamment des requêtes faites par d’autres internautes.

Un porte-parole de Google France a expliqué que les résultats des requêtes sur Google étaient “générés de manière totalement automatique, sur la base de critères purement algorithmiques correspondant notamment à la popularité des requêtes saisies par les internautes”.

Gérard Bon, édité par Thierry Lévêque

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