22 février 2012 / 15:48 / dans 6 ans

Le PDG de France Télécom prévoit une pause dans les acquisitions

par Gwénaëlle Barzic et Leila Abboud

<p>Dans un entretien &agrave; Reuters, le PDG de France T&eacute;l&eacute;com dit anticiper une ann&eacute;e 2012 peu anim&eacute;e sur le front des acquisitions et ne pas pr&eacute;voir de cessions de grande ampleur apr&egrave;s la vente r&eacute;cente d'Orange Autriche et d'Orange Suisse. /Photo prise le 22 f&eacute;vrier 2012/REUTERS/Jacky Naegelen</p>

PARIS (Reuters) - France Télécom anticipe une année 2012 peu animée sur le front des acquisitions et ne prévoit pas de cessions de grande ampleur après la vente récente d‘Orange Autriche et d‘Orange Suisse, a déclaré mercredi son PDG Stéphane Richard.

Dans un entretien à Reuters, il a également indiqué que son groupe n‘avait pas eu de discussions avec Deutsche Telekom sur l‘avenir de leur coentreprise en Grande-Bretagne, alors que des spéculations circulent sur un possible désengagement de l‘opérateur allemand.

“Cela sera certainement une année calme”, a déclaré Stéphane Richard à propos des acquisitions. “On ne s‘interdit pas de regarder (...) des opportunités ponctuelles qui pourraient se présenter mais on est clairement plutôt dans une phase de pause.”

L‘opérateur historique, qui a publié mercredi des résultats 2011 conformes à ses objectifs, prévoit cette année de donner la priorité à la préservation de son bilan dans un contexte de concurrence exacerbée sur le marché français avec le lancement de Free Mobile.

“Cela fait six mois que le marché de la dette en euros est quasiment fermé donc tous les groupes comme le nôtre doivent, d‘abord et avant tout, (...) sécuriser nos financements, notre bilan. C‘est la priorité numéro un”, a-t-il expliqué, en ajoutant que France Télécom était sans doute particulièrement sensible à cet enjeu du fait de son expérience passée.

Au début des années 2000, le groupe s‘est retrouvé confronté à un mur de dettes qu‘il a été obligé de refinancer en urgence.

“On fera tout pour que cela ne se reproduise jamais”, a dit le dirigeant de France Télécom.

Stéphane Richard a indiqué que le groupe avait engagé une revue de son portefeuille d‘actifs en Afrique, au Moyen-Orient et dans sa branche Entreprise, tout en précisant qu‘elle ne devrait pas déboucher sur des cessions de grande ampleur.

Le groupe a pratiqué le même exercice sur son portefeuille européen l‘an dernier, ce qui s‘est soldé dernièrement par les cessions de ses filiales Orange Suisse et Orange Autriche.

“La zone Afrique et Moyen-Orient, c‘est la zone de croissance future du groupe et donc cet exercice de revue de portefeuille ne donnera pas de résultats spectaculaires sur l‘Afrique et le Moyen-Orient”, a expliqué Stéphane Richard.

FRANCE TÉLÉCOM VEUT RESTER SUR LE MARCHÉ ANGLAIS

“Nous pouvons peut-être être amenés à ajuster dans tel ou tel pays mais il n‘y aura pas de décision importante de périmètre”, a-t-il ajouté.

France Télécom est présent dans une vingtaine de pays dans les régions Afrique et Moyen-Orient. En Europe, ses principaux marchés en dehors de la France sont localisés en Espagne, en Pologne et en Grande-Bretagne où il opère la coentreprise Everything Everywhere avec Deutsche Telekom.

Des spéculations ont récemment circulé sur un possible désengagement de son partenaire allemand, qui est obligé de revoir ses plans après l’échec du rachat de ses activités mobiles aux Etats-Unis par AT&T.

Interrogé sur ses rumeurs, Stéphane Richard a dit ne pas avoir eu écho d‘un tel projet de la part de Deutsche Telekom.

“Je pense que ce n‘est pas du tout à l‘ordre du jour”, a-t-il dit. “Nous n‘avons jamais eu de discussion entre nous sur la suite ou sur une éventuelle évolution de nos positions respectives dans cette JV.”

La coentreprise, dont la valeur est estimée à 15 milliards d‘euros, est numéro un de la téléphonie mobile en Grande-Bretagne.

“Si cela doit changer, nous aviserons”, a toutefois précisé Stéphane Richard, en ajoutant que France Télécom était déterminé à rester présent sur le marché anglais.

“Remettre un ticket de 7 ou 8 milliards d‘euros sur le marché anglais n‘est pas une option très réaliste pour nous mais il y a beaucoup d‘autres choses que nous pouvons faire”, a-t-il dit, en évoquant notamment la possibilité d‘un partenariat ou d‘une introduction en Bourse.

Edité par Jean-Michel Bélot

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