17 novembre 2011 / 07:26 / dans 6 ans

Google se lance dans la vente de musique en ligne

par Lisa Richwine et Alexei Oreskovic

<p>Michael Siliski, chef de produit Android chez Google, lors du lancement de Google Music mercredi &agrave; Los Angeles. Le g&eacute;ant am&eacute;ricain de l'internet Google a d&eacute;voil&eacute; mercredi son magasin de musique en ligne cens&eacute; rivaliser avec Apple et Amazon.com qui dominent actuellement le march&eacute;. /Photo prise le 16 novembre 2011/REUTERS/Mario Anzuoni</p>

LOS ANGELES (Reuters) - Google se lance dans la vente de musique en ligne en misant sur le mobile et les réseaux sociaux, mais son offre souffre de la comparaison avec les services d‘Apple et d‘Amazon en l‘absence du catalogue de Warner Music, maison de disques majeure.

Le service Google Music proposera plus de 13 millions de titres issus notamment des catalogues d‘EMI, Sony Music et Universal Music de Vivendi, mais pas de Warner Group. Il sera intégré à l‘Android Market, le magasin d‘applications du groupe destiné aux smartphones et tablettes.

Selon les analystes, Google Music pourrait pâtir de l‘absence de Warner Music qui produit notamment des artistes comme Led Zeppelin et Prince.

L‘iTunes Music Store d‘Apple, numéro un mondial de la vente de musique lancé il y a huit ans, a conclu des accords avec toutes les maisons de disque et des indépendants.

“Ils (Google) se doivent d‘obtenir ce catalogue assez rapidement”, estime Mike McGuire, analyste au cabinet d’études Gartner.

GARDER LES CONSOMMATEURS CAPTIFS

D‘après les analystes, avec Google Music, le géant de la recherche sur internet cherche aussi à proposer aux 200 millions d‘utilisateurs de son système d‘exploitation Android une alternative à l‘iTunes d‘Apple, intégré à l‘iPhone et l‘iPad.

“La musique est un fruit à portée de main ; c‘est aussi une autre raison pour les gens d‘acheter des combinés sous Android”, relève Mark Mulligan, analyste indépendant.

D‘autant que la musique est de plus en plus stockée sur des serveurs distants via la technologie du “cloud computing” (informatique dématérialisée) et non plus dans la mémoire des appareils eux-mêmes.

Pour Colin Gillis, analyste chez BGC Partners, les nouvelles offres de services fondées sur le ‘cloud computing’ sont un moyen de garder les consommateurs captifs.

“Tout le monde utilise la musique et les médias comme une prison. En fin de compte, ce truc va être stocké dans le nuage et ça deviendra de plus en plus difficile de changer de système”, souligne-t-il.

Pour accélérer l‘adoption du service, Google a promis d‘offrir à ses clients un titre gratuit à télécharger par jour, contre un par semaine chez Apple.

Google va également permettre aux utilisateurs de son site communautaire Google+ de partager les titres achetés avec leurs “amis”.

“Les recommandations de ses amis sont le moyen le plus important pour découvrir la musique, et nous pensons que cette fonction a le potentiel de vraiment transformer les comportements d‘achat”, a déclaré mercredi soir Zahavah Levine, directeur des partenariats dans les contenus pour Android, au cours d‘une conférence à Los Angeles pour présenter Google Music.

Facebook, le principal site de réseau social, permet depuis septembre à ses utilisateurs de partager la musique via un partenariat avec Spotify, Rdio et MOG.

Amazon propose depuis longtemps un service “captif” d‘achat de musique en ligne via les smartphones, les tablettes ou les ordinateurs.

Avec Yinka Adegoke à New York; Marine Pennetier et Claude Chendjou pour le service français, édité par Dominique Rodriguez

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