1 novembre 2011 / 16:14 / dans 6 ans

France Télécom envisage un rachat d'actions

par Tova Cohen et Leila Abboud

<p>Le directeur financier de France Telecom, Gervais Pellissier. France T&eacute;l&eacute;com compte passer un accord ferme avec un acheteur d'ici fin 2011 pour sa filiale Orange Suisse, ce qui pourrait pr&eacute;parer le terrain &agrave; un rachat de titres pouvant atteindre 800 millions d'euros au premier semestre 2012. /Photo d'archives/REUTERS/Jacky Naegelen</p>

TEL AVIV/PARIS (Reuters) - France Télécom compte passer un accord ferme avec un acheteur d‘ici fin 2011 pour sa filiale Orange Suisse, ce qui pourrait préparer le terrain à un rachat de titres pouvant atteindre 800 millions d‘euros au premier semestre 2012.

“Nous avons dit que si nous vendions Orange Suisse, nous examinerions avec le conseil comment restituer une partie du produit de la vente aux actionnaires”, a dit mardi à Reuters le directeur financier de l‘opérateur télécoms historique Gervais Pellissier, à l‘occasion d‘un déplacement en Israël.

“Nous pensons avoir un accord engageant avec un acheteur d‘ici la fin de l‘année et boucler au premier trimestre, ce qui implique qu‘un rachat de titres, s‘il se fait, pourrait avoir lieu au premier semestre”.

Selon une source proche du dossier, la date limite pour la deuxième partie de la procédure est le 12 décembre.

France Télécom a l‘intention de rendre 50% du produit de la vente d‘Orange Suisse à ses actionnaires, a-t-il dit. “Puisque nous parlons d‘un prix de vente de 1,5 à 2,0 milliards d‘euros, le rachat d‘actions pourrait représenter la moitié de cela et pourrait atteindre 800 millions d‘euros”, a-t-il dit.

Dans le cadre d‘un examen large de son portefeuille d‘actifs, France Télécom cherche à sortir de Suisse où il stagne à la troisième place en termes de part de marché, derrière les leaders Swisscom and Sunrise.

Gervais Pellissier, qui était en Israël pour rencontrer des investisseurs et assister à une conférence, a déclaré que France Télécom avait reçu 11 offres initiales pour sa filiale suisse, sans avancer de noms.

L‘INCERTITUDE ILIAD

Des sources ont indiqué à Reuters que, parmi les candidats retenus pour le second tour du processus de vente figurent Xavier Niel, le fondateur d‘Iliad avec Goldman Sachs Capital Partners, Liberty Global, qui est actif en Suisse sous le nom de Cablecom, le magnat égyptien des télécoms Naguib Saouiris, ainsi que les fonds d‘investissement Apax Partners, Providence, EQT, et Doughty Hanson.

Alors que certains banquiers se sont posé la question de savoir si la cession pourrait se faire, étant donné le resserrement du crédit lié à la crise de la dette souveraine en zone euro, Gervais Pellissier a souligné que la situation était meilleure en Suisse qu‘ailleurs en Europe.

A la question de savoir s‘il était confiant quant à l‘aboutissement de l‘opération, il a répondu: “Aujourd‘hui, oui, je le suis.” “Nous ne pensons pas que nous devrons renoncer à la vente,” a-t-il ajouté.

Selon des banquiers, les candidats peuvent monter des financement équivalents à quatre fois les résultats d‘Orange Suisse, dans les conditions actuelles de marché.

Gervais Pellissier a ajouté qu‘en France, l‘incertitude liée à l‘entrée d‘Iliad sur le marché de la téléphonie mobile pesait sur le cours de l‘action France Télécom.

Iliad, qui commercialise son offre sous la marque Free, et les trois opérateurs mobiles existants, ont commencé à baisser leurs prix pour fidéliser leurs clients avec des abonnements de longue durée. Cela entraîne une érosion des marges dans le secteur, y compris chez France Télécom, et les analystes estiment que cette tendance va se poursuivre.

Mais le directeur financier a minimisé ces inquiétudes.

“Il est vrai que certains pensent sur le marché qu‘on pourrait être plus impacté que nous ne le pensons nous-mêmes”, a-t-il dit.

“Mon sentiment est que certaines personnes sur le marché commencent à penser que nous pourrions mieux résister que le marché ne le croit. Mais nous ne verrons pas de grands changements avant l‘entrée d‘Iliad sur le marché.”

Juliette Rouillon pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below