16 mai 2011 / 14:57 / il y a 7 ans

Gemalto voit plus de profits dans la sécurité des données

par Marie Mawad et Leila Abboud

<p>Olivier Piou, directeur g&eacute;n&eacute;ral de Gemalto. Le groupe estime que la s&eacute;curisation des donn&eacute;es a la capacit&eacute; de devenir son activit&eacute; la plus profitable alors que des incidents de grande &eacute;chelle comme l'attaque sur le r&eacute;seau Playstation de Sony soutiennent la demande. /Photo prise le 16 mai 2011/REUTERS/John Schults</p>

PARIS (Reuters) - Gemalto estime que la sécurisation des données a la capacité de devenir son activité la plus profitable alors que des incidents de grande échelle comme l‘attaque sur le réseau Playstation de Sony soutiennent la demande, a dit lundi son directeur général.

La division de sécurité, créée il y a cinq ans, affiche des ventes de l‘ordre de 300 millions d‘euros et devrait continuer d‘enregistrer une croissance annuelle “à deux chiffres” dans les années à venir, a précisé Olivier Piou lors d‘une interview dans le cadre du sommet Reuters des technologies.

“Les entreprises sont de plus en plus sensibles au fait qu‘il faut désormais non seulement protéger les systèmes, mais également les données personnelles des consommateurs. Sony est un cas phare, mais il y en a d‘autres”, a expliqué le directeur général.

Le groupe japonais a été victime à la mi-avril d‘une double attaque de pirates informatiques au cours desquelles les données personnelles de plus de 100 millions de joueurs utilisant ses réseaux PSN et Sony Online Entertainment ont été dérobées.

Le segment sécurité de Gemalto englobe surtout des services d‘identification pour des documents officiels (passeports, cartes d‘identité...), mais recouvre également la sécurisation de l‘accès aux données sur internet ou sur un réseau.

A 16h35, l‘action Gemalto gagnait 0,26% à 34,195 euros, dans une capitalisation boursière de trois milliards d‘euros. Elle progresse d‘un peu plus de 7% depuis le début de l‘année.

PAS D‘ACQUISITION MAJEURE EN VUE

Olivier Piou estime que Gemalto, qui s‘est réorienté ces dernières années à coup d‘acquisitions, de son activité historique de fabricant de cartes à puces vers les services et les logiciels, a désormais le profil qu‘il faut pour mener à bien son plan horizon 2013.

“Quand on a créé Gemalto, je m’étais déjà fait à l‘idée que le segment d‘entrée de gamme (dans les cartes à puce) disparaîtrait, c‘est pour ça que nous avons démarré les logiciels...”, a expliqué le directeur général.

Il a ajouté que Gemalto ne comptait pas réaliser d‘acquisition de taille importante.

“On a fait l‘essentiel de nos emplettes”, a dit Olivier Piou. “On a acheté 15 sociétés en 15 mois, souvent à rabais (...). Pendant que les autres se mettaient à l‘abri lors de la crise financière, nous avons eu tout le temps qu‘il nous fallait pour acheter ce qu‘on voulait.”

Pour son activité historique de cartes à puces dans la téléphonie mobile, Gemalto confirme viser en 2011 un résultat stable ou en progression.

Ce pôle, qui a généré en 2010 des ventes de 1,9 milliard d‘euros, connaît d‘importantes pressions sur sa rentabilité du fait d‘une concurrence féroce sur des produits peu différenciés dans le segment d‘entrée de gamme. Il a vu sa marge opérationnelle reculer de cinq points l‘an dernier, à 12%.

Gemalto fabrique 1,6 milliard de puces par année, à destination d‘appareils de télécommunications, mais dont les débouchés sont également dans les domaine financier et administratif, notamment avec les cartes bancaires, de transport et de sécurité sociale.

Avec Gwénaëlle Barzic, édité par Benjamin Mallet

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