4 avril 2011 / 09:28 / dans 7 ans

SFR, un coup de pouce aux résultats de Vivendi un peu cher payé

par Marie Mawad

<p>Jean-Bernard L&eacute;vy, pr&eacute;sident du directoire de Vivendi. Le groupe s'attend &agrave; ce que son rachat des 44% de Vodafone dans SFR se traduise par un impact favorable de 15% &agrave; 18% sur son b&eacute;n&eacute;fice net ajust&eacute; de 2011, et apporte une contribution d'au moins 600 millions suppl&eacute;mentaires aux r&eacute;sultats en 2012 et 2013. /Photo d'archives/REUTERS/Philippe Wojazer</p>

PARIS (Reuters) - Vivendi s‘attend à ce que son rachat des 44% de Vodafone dans SFR se traduise par un impact favorable de 15% à 18% sur son bénéfice net ajusté de 2011 et apporte une contribution supplémentaire d‘au moins 600 millions supplémentaires aux résultats en 2012 et 2013, a précisé lundi le conglomérat.

En dépit de ce coup de pouce à ses comptes, le groupe européen de divertissement a payé un peu cher pour racheter le solde de l‘opérateur télécoms SFR, estiment plusieurs analystes, pour qui cette opération constitue néanmoins une étape importante pour résorber la décote boursière du conglomérat.

“C‘est un catalyseur (pour Vivendi, mais) qui a fait la meilleure affaire ? C‘est Vodafone”, observe un analyste londonien dans une note.

L‘action Vivendi a clôturé en hausse de 0,58% à 20,635 euros, tandis qu’à la Bourse de Londres, Vodafone a cédé 0,14%, le titre inversant la tendance favorable qu‘il avait affichée pendant une bonne partie de la séance.

Vivendi a vraisemblablement fini par payer un peu plus qu‘il ne le souhaitait pour reprendre tout SFR, alors que des sources concordantes révélaient à Reuters à la mi-mars qu‘un écart important persistait avec Vodafone sur le prix.

L‘opération fait ressortir un ratio correspondant à 6,2 fois l‘Ebitda 2010 de SFR (3,97 milliards d‘euros).

Vivendi était prêt à débourser entre cinq et six fois l‘Ebitda pour le solde de SFR, selon des informations communiquées à Reuters par plusieurs sources, alors que Vodafone visait un ratio de plus de six fois.

Le conglomérat avait fait de l‘opération SFR sa priorité en termes de croissance externe ces derniers mois.

HAUSSE DU DIVIDENDE, MAIS PAS “MARQUÉE”

Vivendi a indiqué lundi dans un document de présentation aux analystes, en amont de la conférence prévue à 17h30 heure de Paris, que le rachat de tout SFR bénéficierait à ses résultats et qu‘il lui permettrait d‘augmenter son dividende.

“Nous voulons récompenser nos actionnaires avec un dividende qui croît régulièrement (...). Nous allons garder un dividende en croissance ou stable année après année”, a déclaré Jean-Bernard Lévy, le président du directoire de Vivendi, lors de cette conférence téléphonique avec les analystes financiers.

Interrogé sur le calendrier des hausses de dividende, le dirigeant a répondu : “Ça se fera peut-être en partie l‘année prochaine, puis une autre partie à l‘exercice suivant, lorsque nous aurons le plein effet de l‘opération SFR sur 12 mois. Mais il ne faut pas s‘attendre à une hausse marquée”.

Vivendi estime également que l‘opération se traduira par une réduction de sa décote boursière de conglomérat.

Selon des analystes, la décote boursière de conglomérat de Vivendi pourrait se réduire à hauteur de 15% à 20% grâce à cette opération.

Certains estiment néanmoins que Vivendi devra détailler ses ambitions en termes de croissance externe, maintenant qu‘il a presque complété le rachat des minoritaires en France.

“Notre capacité à réaliser des acquisitions de taille importante est, bien entendu, réduite. Elle n‘est pas totalement effacée, mais on ne veut jamais se retrouver dans une situation où nous n‘avons pas de marge de manoeuvre”, a expliqué Jean-Bernard Lévy.

“Nous n‘avons rien de significatif en vue pour l‘instant”, a-t-il ajouté.

Dans un premier temps, Vivendi pourrait racheter les 20% qui lui manquent dans le groupe de télévision payante Canal+ France, détenus par Lagardère.

Le groupe Lagardère, qui prévoyait initialement de mettre en Bourse en avril cette participation de 20%, après un désaccord sur le prix avec Vivendi, a finalement décidé de différer l‘opération en raison de l‘instabilité des marchés après la catastrophe survenue au Japon.

Edité par Dominique Rodriguez

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