24 mars 2011 / 17:38 / dans 7 ans

L'érosion des ventes de journaux a ralenti en 2010

par Gwénaelle Barzic

<p>La presse fran&ccedil;aise a de nouveau essuy&eacute; une baisse de ses ventes en 2010 mais &agrave; un rythme moindre que l'ann&eacute;e pr&eacute;c&eacute;dente gr&acirc;ce aux efforts d&eacute;ploy&eacute;s par de nombreux titres pour s'adapter &agrave; la recomposition du paysage des m&eacute;dias provoqu&eacute;e par internet. Les &eacute;diteurs essaient de trouver la riposte: nouvelles formules, nouvelles maquettes, rapprochement des &eacute;quipes web et papier, lancement d'applications d&eacute;di&eacute;es, etc. /Photo d'archives/REUTERS/Eric Gaillard</p>

PARIS (Reuters) - La presse française a de nouveau essuyé une baisse de ses ventes en 2010 mais à un rythme moindre que l‘année précédente grâce aux efforts déployés par de nombreux titres pour s‘adapter à la recomposition du paysage des médias provoquée par internet.

Le “papier”, à qui certains prédisaient une mort certaine, fait de la résistance, a estimé jeudi Sébastien Danet, président du groupe ZenithOptimedia France, lors de la présentation des résultats de l’étude annuelle de l‘OJD, l‘organisme chargé de certifier la diffusion des titres de presse.

Les ventes ont reculé de 2,2% l‘an dernier, une baisse qui a affecté de manière relativement uniforme l‘ensemble des familles de presse (magazine, quotidienne, technique et professionnelle), après un repli de 3,3% en 2009.

La baisse de 2010 doit toutefois être relativisée du fait de la disparition d‘une quarantaine de titres l‘an dernier, un chiffre supérieur à la moyenne, et du recul de la distribution.

Elle ne prend pas non plus en compte les nouveaux canaux de distribution des contenus que sont les sites internet, dont la fréquentation a bondi de plus de 22% en 2010, ou encore les applications pour smartphones ou tablettes.

En incluant l‘ensemble de ces paramètres, l’évolution serait stable voire légèrement positive en 2010, a indiqué Sébastien Danet, qui attribue ce redressement au dynamisme du secteur.

Face au chamboulement du paysage médiatique provoqué par internet, les éditeurs essaient de trouver la riposte: nouvelles formules, nouvelles maquettes, rapprochement des équipes web et papier, lancement d‘applications dédiées, etc.

L‘année 2010, qui a vu le lancement de 169 nouveaux titres, a été également marquée par plusieurs alliances entre éditeurs, notamment sur internet avec la création de kiosques numériques.

INQUIÉTUDE POUR LES VENTES AU NUMÉRO

Plusieurs signaux témoignent cependant de la situation difficile que traverse la presse.

Le portage, qui est fortement subventionné par l‘Etat, a ainsi augmenté pour représenter aujourd‘hui 26% de la diffusion alors que les ventes au numéro ont reculé de 54% en 2005 à 48% en 2010.

Certaines familles de presse ont résisté mieux que d‘autres à l’érosion de la diffusion.

Les ventes de magazines féminins sont ainsi restées stables ces deux dernières années dans un secteur très concurrentiel qui a vu arriver plusieurs nouveaux titres en 2010 tels que Grazia (Mondadori) mais aussi Be (Lagardère) et Envy (groupe Marie-Claire) qui ont depuis fusionné.

Les quotidiens gratuits, qui continuent d’étendre leur implantation sur le territoire français, restent, eux, portés par une forte dynamique avec une hausse de 5,9% des exemplaires distribués en 2010.

Direct Matin, qui appartient au groupe Bolloré, et 20 Minutes se sont tous les deux fixé pour objectif d‘atteindre une diffusion quotidienne d‘un million d‘exemplaires cette année en misant notamment sur le lancement de nouvelles éditions régionales.

A contrario, la presse magazine masculine a dégringolé ces deux dernières années même si certains titres tirent leur épingle du jeu tels que Vogue Hommes International ou la version française de GQ.

Le groupe de médias belge Roularta doit lancer un nouveau titre sur ce segment cette année.

La presse people a également confirmé le recul entamé en 2009 même si elle continue de se vendre à plus de deux millions d‘exemplaires par semaine, restant ainsi un support de choix pour les annonceurs.

Édité par Jean-Michel Bélot

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