19 novembre 2010 / 18:41 / il y a 7 ans

Vivendi redit que sa priorité est d'acquérir 100% de SFR

par Gwénaëlle Barzic

<p>Jean-Bernard L&eacute;vy, le pr&eacute;sident du directoire de Vivendi. Le groupe s'est fix&eacute; pour priorit&eacute; de prendre le contr&ocirc;le de la totalit&eacute; de SFR dans les mois &agrave; venir, rel&eacute;guant au second plan d'&eacute;ventuels projets d'acquisitions sur les march&eacute;s &eacute;mergents pour les deux prochaines ann&eacute;es. /Photo prise le 1er septembre 2010/REUTERS/Philippe Wojazer</p>

PARIS (Reuters) - Vivendi s‘est fixé pour priorité de prendre le contrôle de la totalité de SFR dans les mois à venir, reléguant au second plan d’éventuels projets d‘acquisitions sur les marchés émergents pour les deux prochaines années.

A l‘occasion de la conférence sur les TMT organisée par Morgan Stanley à Barcelone, le président du directoire Jean-Bernard Lévy a indiqué qu‘il espérait conclure l‘an prochain un accord avec Vodafone sur le rachat des 44% que le britannique détient dans le deuxième opérateur français.

Le rachat des minoritaires de SFR permettrait à Vivendi de s‘assurer le contrôle total d‘une filiale fortement génératrice de trésorerie et réduirait la décote de conglomérat qui pèse sur son cours en Bourse, du fait de ses diverses participations.

Elle réduirait par ailleurs ses marges de manoeuvre financières en termes d‘acquisitions futures, une question qui inquiète certains analystes.

L‘action du premier groupe européen de médias et de divertissement affiche une baisse de 1,6% depuis le début de l‘année alors que l‘indice paneuropéen des médias a gagné dans le même temps 10,9%.

A 11h30 GMT, le titre gagnait 0,2% à 20,40 euros.

“Nous avons une obligation sur le long terme qui est de migrer vers les économies émergentes”, a déclaré Jean-Bernard Lévy, en soulignant que Vivendi saisirait au moment approprié les opportunités qui pourraient se présenter dans les marchés émergents comme il l‘a déjà fait par le passé.

Vivendi possède 53% de Maroc Telecom et a acquis fin 2009 l‘opérateur fixe brésilien GVT.

“Mais ce n‘est pas l‘agenda aujourd‘hui, ni pour les deux prochaines années car la priorité est de tenter de parvenir à un accord avec Vodafone”, a-t-il ajouté, en soulignant que le contrôle de la totalité de SFR aurait un impact “plutôt relutif” sur les résultats de Vivendi à moyen terme et lui permettrait d‘augmenter le dividende.

Les négociations avec l‘opérateur télécoms britannique pourront entrer dans le vif du sujet une fois que Vivendi aura reçu le solde de la vente de sa participation de 20% dans NBC Universal à l‘américain General Electric, conformément à l‘accord conclu en décembre 2009 avec le câblo-opérateur Comcast qui souhaite prendre le contrôle de NBC Universal.

“DISCIPLINE”

“Evidemment, nous attendons d‘avoir les fonds pour aller négocier”, a expliqué Jean-Bernard Lévy, ajoutant que le groupe “était tout proche de finaliser sa sortie de NBC Universal”.

“Une fois que cela aura été fait, lorsque nous aurons suffisamment de trésorerie pour aller négocier (...), nous pourrons y arriver”, a-t-il ajouté, ajoutant qu‘un accord pourrait se faire courant 2011.

Fin septembre, Vivendi a déjà reçu deux milliards de dollars (1,48 milliard d‘euros) en contrepartie de la vente d‘une première tranche de 7,66%.

Le solde de ses parts, soit 12,34%, sera cédé à GE pour 3,8 milliards de dollars lors de la clôture de la transaction GE - Comcast qui est attendue d‘ici la fin de l‘année.

Jean-Bernard Lévy n‘a souhaité préciser quel montant il serait prêt à débourser pour reprendre la totalité de SFR mais les analystes estiment que Vivendi devra régler entre sept et huit milliards d‘euros.

Le président du directoire a toutefois assuré qu‘il n‘avait pas l‘intention de surpayer les 44% de Vodafone.

“La discipline est le premier de mes devoirs. Ce n‘est pas parce que je l‘attends depuis longtemps que je vais rompre avec cette discipline qui guide toutes les acquisitions de SFR”, a-t-il expliqué.

Prié de dire s‘il avait toujours pour projet de prendre le contrôle de la totalité de Canal Plus, Jean-Bernard Lévy a réaffirmé qu‘il ne s‘agissait pas d‘une priorité avant d‘ajouter que “sur le long terme, il souhaiterait détenir 100% de Canal Plus”.

Vivendi détient actuellement 80% de Canal+ France, le reste étant contrôlé par Lagardère. Faute d‘avoir trouvé un accord avec Vivendi sur le prix de sa participation, Arnaud Lagardère a décidé de céder ses parts par le biais d‘une introduction en Bourse programmée pour le printemps prochain.

“Le processus d‘introduction en Bourse pourrait être une bonne chose”, a estimé Jean-Bernard Lévy, car le marché jouera le rôle d‘arbitre en estimant la valeur de la participation.

Avec Leila Abboud, édité par Cyril Altmeyer

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