3 février 2010 / 15:29 / dans 8 ans

Bing sera rentable à terme, assure un dirigeant de Microsoft

par Bill Rigby

<p>Le moteur de recherche Bing de Microsoft, qui, neuf mois apr&egrave;s son lancement, peine &agrave; &eacute;merger face &agrave; celui de Google, est capable d'&ecirc;tre un concurrent viable et de d&eacute;gager des profits sur internet, assure Yusuf Mehdi, l'un des dirigeants du g&eacute;ant du logiciel. /Photo prise le 14 septembre 2010/REUTERS/Lou Dematteis/Microsoft/HO</p>

SEATTLE (Reuters) - Le moteur de recherche Bing de Microsoft, qui, neuf mois après son lancement, peine à émerger face à celui de Google, est capable d’être un concurrent viable et de dégager des profits sur internet, assure un des dirigeants du géant américain.

Le numéro un mondial des logiciels a perdu plus de 5 milliards de dollars (3,5 milliards d‘euros) au cours des quatre dernières années dans ses activités sur internet, mais espère renverser cette tendance grâce au partenariat scellé en juillet avec Yahoo.

“Dès que nous aurons finalisé et appliqué l‘accord avec Yahoo, nous franchirons une étape : aux yeux des annonceurs, nous serons un numéro deux crédible”, a déclaré mardi Yusuf Mehdi, vice-président des activités en ligne grand public de Microsoft, lors d‘une interview à Reuters.

“Actuellement, l‘objectif est vraiment le gain de parts de marché. Si nous augmentons notre part, nous progresserons vers la rentabilité et nous sommes confiants dans notre capacité à y parvenir”, précise Yusuf Mehdi, qui a été mandaté pour assurer la viabilité financière de Bing et du portail MSN.

Selon le cabinet ComScore, le moteur de recherche de Microsoft ne pointe qu‘au troisième rang aux Etats-Unis avec 10,7% de part de marché, loin derrière ses rivaux de Google (65,7%) et Yahoo (17,3%).

Avant le lancement de Bing, en juin dernier, le groupe de Redmond affichait une part de 8%.

Si les autorités de régulation valident prochainement le partenariat Microsoft-Yahoo, qui doit faire de Bing le moteur de recherche par défaut du portail Yahoo, la société fondée par Bill Gates contrôlera près de 30% du marché, un chiffre clé pour séduire les annonceurs.

“Avec 30%, nous devenons une option crédible, donc ce chiffre est important”, précise Yusuf Mehdi.

Une fois la clientèle publicitaire appâtée, Microsoft aura fait un grand pas vers les profits qui le fuient depuis des années, veut croire le dirigeant.

“Bien sûr que nous avons l‘intention d’être rentables”, a-t-il insisté, s‘exprimant au siège de Bing, un immeuble flambant neuf de Bellevue, près de Seattle (Etat de Washington).

“CROÎTRE AUX DÉPENS DE GOOGLE”

“Clairement, il y un énorme retour sur investissement dans le marché de la recherche en ligne, qui devrait plus que compenser la mise que nous avons investie jusqu’à présent.”

La taille exacte de ce marché est difficile à déterminer, mais le chiffre d‘affaires annuel de Google, autour de 23 milliards de dollars (16,5 milliards d‘euros), montre qu‘elle est importante et en croissance.

Yusuf Mehdi n‘a pas dévoilé à quel horizon Microsoft prévoyait ce retour sur investissement, précisant que le groupe avait des objectifs internes mais que Bing n‘avait pas de “chiffre magique” à atteindre pour assurer sa survie.

“Il est trop tôt. Il nous reste beaucoup à faire avant d‘atteindre ce que je considère comme le succès que nous recherchons”, s‘est-il borné à dire.

Il a reconnu que l‘arrivée de Bing n‘avait pas entamé la part de marché de Google, qui a en fait progressé de 0,7 point de pourcentage sur neuf mois.

“A terme, nous voulons être un acteur majeur en termes de taille, donc il faudra bien que nous croissions aux dépens de Google à un moment donné.”

Toutefois, “nous sommes encore dépassés par Google en termes d‘effectifs et de capacités, ils ont toujours bien plus d‘ingénieurs que nous”, a-t-il nuancé.

Le dirigeant a refusé de commenter une éventuelle tentative d‘accord entre Microsoft et le portail AOL, qui utilise actuellement le moteur de recherche de Google, mais il a déclaré qu‘il était par définition en discussions avec tout partenaire potentiel.

Indiquant que l‘application Bing rencontrait un fort succès sur les appareils mobiles d‘Apple, il n‘a pas souhaité s‘exprimer sur des informations de presse faisant état de discussions Microsoft-Apple pour faire de Bing le moteur par défaut de l‘iPhone à la place de Google.

Version française Jean Décotte

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