5 janvier 2010 / 17:49 / dans 8 ans

Après le "No Berlusconi Day", un "No Sarkozy Day" ?

PARIS (Reuters) - Suivant l‘exemple du “No Berlusconi Day” en Italie, un groupe de blogueurs appelle à un “No Sarkozy Day” partout en France le 27 mars, une semaine après le second tour des élections régionales.

<p>Suivant l'exemple du "No Berlusconi Day" en Italie, un groupe de blogueurs appelle &agrave; un "No Sarkozy Day" partout en France le 27 mars, une semaine apr&egrave;s le second tour des &eacute;lections r&eacute;gionales. Les organisateurs revendiquent 354.000 membres dans leur groupe Facebook (http://www.no-sarkozy-day.fr). /Photo prise le 14 d&eacute;cembre 2009/REUTERS/Philippe Wojazer</p>

Les organisateurs, qui revendiquent 354.000 membres dans leur groupe Facebook (www.no-sarkozy-day.fr), affirment que leur mobilisation "n'est rattachée à aucun parti, à aucun syndicat, à aucune association."

“Nous voulons simplement la démission de Nicolas Sarkozy”, écrivent-ils, estimant que le chef de l‘Etat a “failli dans son devoir de garant des idéaux” du pays.

Selon eux, les libertés les plus élémentaires “sont bafouées chaque jour un peu plus” en France et le principe d’égalité est “systématiquement remis en cause.”

“Le buzz grandit et les gens ont besoin d‘un espoir, d‘une perspective qui peut cristalliser le mécontentement populaire”, explique l‘un des organisateurs, Benjamin Ball, à Reuters.

Selon lui, le déclic est venu après “le formidable exemple” du “No Berlusconi Day” du 6 décembre dernier, qui a donné lieu à une manifestation massive à Rome.

Dès le lendemain, un groupe qui existait déjà sous l‘intitulé “un million de personnes pour agir contre Sarkozy” s‘est rebaptisé “No Sarkozy Day” et a commencé à organiser le projet.

La mobilisation est censée se tenir partout en France à partir de 14 heures devant les préfectures et les sous-préfectures, à Paris place de la Bastille, et dans le monde entier devant les ambassades de France.

DÉBAT

Benjamin Ball, qui est chômeur, admet que les 354.000 personnes déjà inscrites sur Facebook ne sont pas toutes certaines de manifester le 27 mars, certaines attendant de voir comment évolue la mobilisation.

Il précise que lui-même, membre d‘un parti de gauche, s‘est mis en retrait de la campagne des régionales comme s‘y sont engagés les membres de l’équipe d‘animation.

Cette initiative suscite des débats sur la toile, des blogueurs estimant qu‘elle “relève plus du buzz marketing que de l‘action politique.”

Une trentaine de blogueurs ont ainsi signé une synthèse expliquant leur refus de s‘associer au projet.

“En premier lieu, Nicolas Sarkozy a été élu. Certes, la France de Nicolas Sarkozy n‘est pas une république irréprochable mais nous sommes attachés au principe démocratique”, écrivent-ils.

Ils jugent en outre que l‘initiative est biaisée dès le départ car “le problème du ‘No Sarkozy Day’, c‘est que le nom de Sarkozy soit l‘unique vecteur de mobilisation.” “L‘antisarkozysme primaire ne fera pas évoluer les mentalités, elle les confortera”, affirment-ils.

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse

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