18 septembre 2009 / 15:20 / dans 8 ans

Les sociétés high-tech européennes souffrent du dollar faible

par Tarmo Virki et Ben Hirschler

<p>La forte baisse du dollar menace d'&eacute;touffer la reprise naissante dans plusieurs secteurs industriels europ&eacute;ens, &agrave; commencer par la technologie et la recherche pharmaceutique. Ces deux derni&egrave;res semaines, le billet vert a recul&eacute; de pr&egrave;s de 4% face &agrave; la monnaie unique europ&eacute;enne, &agrave; environ 1,47 dollar pour un euro. En cinq mois, le dollar a perdu 15%. /Photos d'archives/REUTERS</p>

HELSINKI/LONDRES (Reuters) - La forte baisse du dollar menace d’étouffer la reprise naissante dans plusieurs secteurs industriels européens, à commencer par la technologie et la recherche pharmaceutique.

Ces deux dernières semaines, le billet vert a reculé de près de 4% face à la monnaie unique européenne, à environ 1,47 dollar pour un euro. En cinq mois, le dollar a perdu 15%.

Après les variations brusques observées l‘an dernier sur le marché des changes, les entreprises ont appris à mieux se prémunir contre les pertes potentielles due aux effets de change, mais la récente dépréciation du dollar devrait néanmoins avoir un impact important, estiment des analystes.

“Toutes les conséquences ne se feront pas sentir aujourd‘hui, mais elles se feront toutes sentir progressivement”, déclare Edmund Shing, stratège chez BNP Paribas à Paris.

En Europe, les entreprises des secteurs technologiques sont les plus exposées aux effets de change, puisque 64% de leurs ventes se font en dehors du continent. Dans la santé, ce taux a atteint 49% lors du dernier exercice fiscal.

La baisse du dollar signifie une baisse du chiffre d‘affaires et des bénéfices mais les marges souffrent moins, les prix de nombreux composants étant libellés en dollars.

AÉROSPATIALE ET DÉFENSE TRÈS TOUCHÉES

“Les secteurs qui sont typiquement les plus atteints sont ceux de l‘aérospatiale et de la défense”, souligne Edmund Shing.

“EADS en est un bon exemple car il exporte en dollar et que son premier concurrent est (l‘américain) Boeing. De toute évidence, (la baisse du dollar) est d‘un grand secours pour Boeing et handicape fortement la compétitivité d‘EADS.”

A plusieurs reprises ces derniers mois, le président d‘EADS Louis Gallois a fait valoir qu‘une variation de 10 centimes dans la parité euro-dollar se traduisait par un impact d‘un milliard d‘euro sur le résultat opérationnel d‘EADS.

Bien implantés à l‘international et très exposés au marché américain, les laboratoires pharmaceutiques européens sont également très affectés par les fluctuations du marché des changes.

La situation actuelle profite au britannique GlaxoSmithKline, qui vend plus de 40% de ses produits aux Etats-Unis. La faiblesse de la livre sterling face au dollar lui a permis d‘accroître notablement son chiffre d‘affaires.

Les investisseurs ont appris à voir au-delà de ces fluctuations pour mieux cerner la situation réelle d‘une entreprise. Le fait que plusieurs groupes aient choisi de publier leurs résultats corrigés des taux de change n‘y est pas étranger.

Deux des plus grands groupes du secteur en Europe, Novartis et AstraZeneca ont contourné le problème en publiant leurs comptes en dollar.

Les entreprises qui continuent à libeller leurs comptes en euro, plutôt qu‘en franc suisse ou en sterling, sont globalement moins implantées aux Etats-Unis.

Sanofi-Aventis, par exemple, génère moins du tiers de son chiffre d‘affaires aux Etats-Unis et Bayer moins du quart.

Avec Simon Falush, Eric Onstad et Tom Bergin, version française Gregory Schwartz

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