3 juillet 2009 / 17:38 / dans 8 ans

Le secteur français des télécoms ne ressent pas la crise

par Cyril Altmeyer

<p>Les principaux op&eacute;rateurs t&eacute;l&eacute;coms fran&ccedil;ais ont dit &agrave; Reuters ne pas ressentir d'impact notable de la crise sur leur activit&eacute;, marquant la diff&eacute;rence du march&eacute; hexagonal par rapport &agrave; des pays plus durement touch&eacute;s comme l'Espagne ou le Royaume-Uni. /Photo d'archives/REUTERS</p>

PARIS (Reuters) - Les principaux opérateurs télécoms français ont dit à Reuters ne pas ressentir d‘impact notable de la crise sur leur activité, marquant la différence du marché hexagonal par rapport à des pays plus durement touchés comme l‘Espagne ou le Royaume-Uni.

“Pour l‘instant, cela n‘a pas tellement d‘impact”, a dit à Reuters Emmanuel Forest, directeur général délégué et vice-président de Bouygues Telecom, troisième opérateur mobile français, en marge d‘une conférence sur les télécommunications organisée par Les Echos.

Maxime Lombardini, directeur général d‘Iliad, maison mère du fournisseur d‘accès à internet Free, a déclaré lui aussi ne pas percevoir d‘incidence de la conjoncture, y compris dans les services à valeur ajoutée (télévision, vidéo à la demande) dont le chiffre d‘affaires a augmenté de 44% à 115 millions d‘euros au premier trimestre sur un total de 480 millions.

Frank Esser, PDG de SFR (groupe Vivendi) a déclaré jeudi à Reuters en marge de la même conférence que l‘opérateur avait réalisé un “très bon” deuxième trimestre tant dans la téléphonie mobile que le fixe.

“Nous avons gardé notre dynamique”, a-t-il précisé, faisant notamment état de ventes de plus de 200.000 iPhone d‘Apple depuis son lancement le 8 avril après la perte de l‘exclusivité d‘Orange.

Emmanuel Forest a déclaré de son côté que Bouygues Télécom attendait de voir l’évolution cet été des revenus du “roaming”, ces frais facturés aux clients pour passer des communications hors de leur pays d‘origine. Ces revenus reculent sous l‘effet conjugué de la diminution des déplacements imputables sur fond de crise et de la baisse des tarifs menée tambour battant par l‘Union européenne.

CONTRASTE AVEC L‘ESPAGNE

Stéphane Pallez, directrice financière déléguée de France Télécom, a confirmé lors de la conférence que le marché français des télécoms était “globalement résistant”.

“Le marché français n‘est pas préservé, mais c‘est un marché dans lequel nous avons su gérer un ralentissement qui n‘a pas été aussi brutal que dans d‘autres pays”, a-t-elle souligné.

France Télécom, tout comme ses concurrents, a en particulier subi au premier trimestre les répercussions de la crise économique en Espagne. Gervais Pellissier, directeur financier de l‘opérateur français, avait déclaré fin mai à Reuters que la situation pourrait encore s‘aggraver sur le marché espagnol.

Michel Combes, directeur général Europe de Vodafone, n‘a pas souhaité faire de commentaire sur l’évolution au deuxième trimestre de ce marché, identifié par le premier opérateur mobile mondial en terme de chiffre d‘affaires comme l‘un de ses deux pays à problème au premier trimestre avec la Turquie.

Edité par Gilles Guillaume

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