30 mars 2009 / 12:26 / dans 9 ans

GFI présentera en mai un plan sur trois ans

par Cyril Altmeyer et Dominique Vidalon

PARIS (Reuters) - Vincent Rouaix, fraîchement nommé directeur général de GFI Informatique, annonce qu‘il présentera lors de l‘assemblée générale annuelle du 20 mai un plan sur trois ans, destiné à mieux intégrer ses filiales internationales dans l‘offre globale du groupe.

Lors de l‘une de ses premières interviews depuis sa nomination au poste de DG il y a deux semaines, Vincent Rouaix a déclaré à Reuters que le groupe de services informatiques n‘envisageait pas d‘acquisitions dans les six mois à venir compte tenu de la conjoncture.

Il a expliqué que le groupe, qui a annoncé lundi dernier le rachat du canadien Forstum Business Solutions pour environ 26 millions d‘euros, préférait se concentrer sur la génération de trésorerie, afin de pourvoir saisir des opportunités de croissance externe “au bon moment”.

Avec une dette nette de 92,3 millions d‘euros fin 2008 et un “gearing” de 40%, Vincent Rouaix a ajouté qu‘il n’était pas “particulièrement inquiet” sur le respect des covenants liés à sa dette. “L‘effort que nous avons fait sur le cash a porté ses fruits et va continuer”, a-t-il dit.

Le groupe, objet d‘une OPA hostile avortée de Fujitsu Services en 2007, n‘a pas été approché “par qui que ce soit” en vue d‘un rachat, a-t-il poursuivi.

GFI Informatique, qui a pour principaux actionnaires Itefin Participations - détenu à majorité par Apax Partners - et Broussard & Gavaudan, avec respectivement 28% et 22% de son capital, devrait rester indépendant au moins pour les trois à cinq ans à venir, a réaffirmé Vincent Rouaix.

Interrogé sur d’éventuelles cessions d‘actifs, dans le cadre de la revue stratégique visant à mieux intégrer les filiales internationales dans l‘offre globale du groupe, il a répondu : “Par principe, nous ne devons rien exclure de la réflexion”.

A 49 ans, Vincent Rouaix sera nommé le 20 mai au poste en président succédant à Jacques Tordjman, 68 ans, qui a fondé GFI Informatique il y a 15 ans.

OFFRE INTERNATIONALE INTÉGRÉE

Déjà directeur général délégué chargé de la France depuis décembre 2006 avant sa nomination au poste de DG, il a expliqué que son plan, qui ne prévoit pas de rupture stratégique, visait à ne plus séparer les activités françaises et internationales afin d‘offrir une offre intégrée à ses clients.

“La difficulté dans l‘international réside dans la capacité à la fois de traiter la proximité et d‘avoir une stratégie globale”, a-t-il souligné. “La revue stratégique va consister à voir comment chaque pays s‘inscrit dans cette dynamique-là ou peut apporter une dynamique”.

Vincent Rouaix a précisé aussi les objectifs fixés pour 2010 - un chiffre d‘affaires d‘un milliard d‘euros et une rentabilité de 9 à 10% - seraient “analysés” dans le cadre de cette stratégie.

Le groupe, qui emploie 9.500 personnes dans le monde, a annoncé lors de la publication de ses résultats annuels le 18 mars viser un chiffre d‘affaires stable et un maintien de son résultat opérationnel en 2009. GFI a réalisé en 2008 un chiffre d‘affaires de 768,1 millions d‘euros, avec une croissance organique de 2,9%, ralentie à 0,3% au quatrième trimestre, tandis que son résultat opérationnel courant avant charges est resté stable à 44,9 millions d‘euros.

Vincent Rouaix a expliqué que l’évolution des ventes sur le premier semestre pourrait être similaire à celle qu‘il évalue pour le marché, à savoir “entre zéro et -2”%, tout en précisant qu‘il ne s‘agissait pas là d‘une prévision.

Pour le premier trimestre, il a dit envisager une baisse de 1 à 2% pour la France, qui représente les deux tiers du chiffre d‘affaires, et une hausse de même ordre de grandeur pour l‘international.

Vincent Rouaix a souligné que le groupe, en concurrence avec Capgemini et Atos Origin, manquait clairement de visibilité pour le deuxième trimestre, après une “petite embellie commerciale” en mars, notamment en France et dans le secteur bancaire.

Il a indiqué que GFI, dont les trois principaux clients sont France Télécom, BNP Paribas et IBM, ressentait des pressions sur les prix généralisées et des réductions de budgets, ainsi que des “décalages de décisions”, même dans le secteur public.

L‘action du groupe prend 0,46% à 2,17 euros vers 13h30, avec une capitalisation de quelque 120 millions d‘euros. Le titre a perdu 16% depuis le début de l‘année et se traite à 5,82 fois les bénéfices attendus pour 2009, contre 6,13 fois pour Sopra et six fois pour Steria

Edité par Gilles Guillaume

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below