13 septembre 2008 / 15:29 / dans 9 ans

Google veut impressionner avec le mobile sous Android

par Yinka Adegoke et Eric Auchard

<p>Interface prototype du syst&egrave;me d'exploitation mobile Android de Google. Le g&eacute;ant de la recherche sur internet se lance &agrave; l'assaut de Windows Mobile de Microsoft, de l'iPhone d'Apple, ainsi que de Symbian d&eacute;sormais d&eacute;tenu en int&eacute;gralit&eacute; par Nokia, le premier t&eacute;l&eacute;phone mobile con&ccedil;u avec son syst&egrave;me d'exploitation devant sortir &agrave; la fin de ce mois. /Photo prise le 14 f&eacute;vrier 2008/REUTERS/Albert Gea</p>

NEW YORK/SAN FRANCISCO (Reuters) - Google entend révolutionner les services d‘accès internet sans fil sur mobile à l‘image de ce qu‘il a réalisé sur PC dans la recherche en ligne, avec le lancement prochain du premier téléphone mobile conçu avec son système d‘exploitation Android.

Le géant de la recherche sur internet a déjà commencé à se mesurer à Microsoft sur le marché des logiciels destinés à la productivité avec Google Docs et sur la navigation sur le web avec Google Chrome.

Google prévoit à présent de lancer son système d‘exploitation pour mobile Android à l‘assaut de Windows Mobile de Microsoft, de l‘iPhone d‘Apple, ainsi que de Symbian désormais détenu en intégralité par Nokia.

Pour Andy Rubin, le directeur de la plate-forme mobile de Google, le succès de ce système d‘exploitation dépendra de l‘accueil réservé au premier mobile sous Android, qui devrait sortir à la fin de ce mois.

“Nous sommes dans la phase finale et avons passé pas mal de nuits blanches”, a-t-il dit dans une interview accordée à Reuters. “Nous sommes très contents du résultat”, a ajouté Rubin qui a travaillé précédemment chez Apple et dans nombre de jeunes pousses de la Silicon Valley.

Selon des sources proches du dossier, T-Mobile USA devrait être le premier opérateur à commercialiser un téléphone sous Android le 23 septembre prochain à New York.

Après deux ans de spéculation, Google est sous pression pour proposer un produit suffisamment différent de l‘iPhone d‘Apple et de la myriade de clones apparus depuis le lancement en juin 2007 du combiné de la firme à la pomme.

Au lieu de lancer le nouveau système d‘exploitation avec une large gamme de combinés issus de différents fabricants de téléphones portables et d‘opérateurs télécoms, Google a choisi, selon Rubin, d’“en mettre plein la vue” afin d’être certain que le premier mobile impressionnera les consommateurs. “Si nous arrivons avec une daube, les gens s‘en iront et ce sera une perte de temps”, a-t-il déclaré.

CONTRÔLE DU MATÉRIEL ET DU LOGICIEL

Selon Rubin, Google travaille presque exclusivement avec le fabricant taiwanais High Tech Computer Corp (HTC) et l‘opérateur télécoms allemand T-Mobile pour le premier téléphone sous Android.

“Google veut s‘assurer qu‘il a suffisamment de contrôle sur le matériel et le logiciel pour qu‘ils fonctionnent ensemble”, a-t-il expliqué.

Apple contrôle étroitement le matériel et le logiciel de l‘iPhone. Pour la plupart des observateurs, cette stratégie représente l‘avenir du développement des futurs produits.

HTC, qui utilise également une licence Windows Mobile de Microsoft sur certains de ses smartphones (combinés multifonctions), espère que ses nouveaux mobiles sous Android lui permettront d‘attirer de nouveaux consommateurs, grâce à la popularité des services de Google comme Gmail ou YouTube.

Le premier mobile sous Android, dont le nom de code est Dream, dépend aussi de l‘enthousiasme des développeurs indépendants qui doivent écrire des centaines, voire des milliers de programmes, comme les logiciels de partage de photos. Selon Google, un concours pour attirer les premiers développeurs à déjà donné lieu à 1.759 applications.

“Une fois qu‘ils auront quitté le magasin avec l‘appareil, ce qui entretiendra leur bonheur, ce sera le logiciel ”, a-t-il dit.

La deuxième version de l‘iPhone d‘Apple qui utilise la même stratégie, propose déjà plus de 3.000 applications via la section App Store de la boutique en ligne iTunes.

Google prévoit d‘ouvrir son propre magasin en ligne, baptisé Android Market. “Ce n‘est pas nécessairement le système d‘exploitation qui fait le lien, mais la place de marché”, a déclaré Rubin.

Contrairement à Apple, Google n‘espère pas dégager des revenus en vendant les applications ou en partageant les revenus générés avec ses partenaires. “Nous avons pris la décision stratégique de ne pas partager des revenus avec les développeurs. Nous allons simplement nous passer des recettes éventuellement des opérateurs et des développeurs”, a précisé Rubin.

Version française Claude Chendjou

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