March 31, 2019 / 4:47 PM / 5 months ago

Le PDG de Facebook appelle à une nouvelle régulation d'internet

Les gouvernements doivent jouer un rôle plus important dans la régulation d'internet, plaide le PDG de Facebook Mark Zuckerberg dans une tribune publiée dimanche, alors que le réseau social en ligne lutte pour désamorcer les critiques à son encontre. /Photo d'archives/REUTERS/Stephen Lam

PARIS (Reuters) - Les gouvernements doivent jouer un rôle plus important dans la régulation d’internet, plaide le PDG de Facebook Mark Zuckerberg dans une tribune publiée dimanche, alors que le réseau social en ligne lutte pour désamorcer les critiques à son encontre.

Dans ce texte publié par Le Journal du Dimanche, le Washington Post, le Frankfurter Allgemeine Zeitung et le Sunday Independent, le fondateur de Facebook évoque de nouvelles pistes qui concernent “les contenus violents et haineux, l’intégrité des élections, la protection de la vie privée et la portabilité des données”.

“Je suis convaincu que les gouvernements et les régulateurs doivent jouer un rôle plus actif”, écrit Mark Zuckerberg.

“Faire évoluer la régulation d’Internet nous permettra de préserver ce qu’internet a de meilleur - la liberté pour les gens de s’exprimer et l’opportunité pour les entrepreneurs de créer - tout en protégeant la société de préjudices plus larges”, ajoute-t-il.

“Les décideurs publics me disent souvent que nous avons trop de pouvoir en matière d’expression, et franchement, je suis d’accord. J’en viens à croire que nous ne devrions pas prendre de telles décisions tout seuls”, poursuit le PDG de Facebook.

A ce sujet, Mark Zuckerberg évoque notamment la création d’un “organisme indépendant” pour contester les choix du réseau social ou encore l’idée de confier à “des organismes tiers” le soin de définir des standards sur la diffusion des contenus violents et haineux, et “d’évaluer les entreprises sur la base de ces standards”.

Facebook a été accusé de laxisme face à la propagation des fausses nouvelles et à l’utilisation par la Russie du réseau social pour interférer dans l’élection présidentielle de 2016 aux Etats-Unis.

Le groupe, dont le PDG été auditionné l’année dernière par des parlementaires américains et européens, a fait l’objet d’une enquête parlementaire britannique longue de dix-huit mois après le détournement de données personnelles de quelque 87 millions d’utilisateurs par la société de marketing politique Cambridge Analytica.

Facebook, de même que YouTube et Twitter, s’est aussi retrouvée au coeur des critiques mi-mars après qu’un suprémaciste blanc auteur de la fusillade contre deux mosquées de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, a diffusé en direct sur Facebook les images du massacre.

Benjamin Mallet, édité par Jean-Stéphane Brosse

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