February 18, 2019 / 7:01 AM / 10 months ago

Grande-Bretagne: Facebook se dit prêt à accepter de nouvelles règles

LONDRES (Reuters) - Facebook s’est déclaré lundi “ouvert à une réglementation significative” des réseaux sociaux tout en ajoutant avoir considérablement modifié ses pratiques après l’appel de parlementaires britanniques invitant à renforcer les règles pour lutter notamment contre les “fake news” et l’utilisation abusive des données des internautes.

Facebook s'est déclaré lundi "ouvert à une réglementation significative" des réseaux sociaux tout en ajoutant avoir considérablement modifié ses pratiques après l'appel de parlementaires britanniques invitant à renforcer les règles pour lutter notamment contre les "fake news" et l'utilisation abusive des données des internautes. /Photo prise le 10 octobre 2018/REUTERS/Elijah Nouvelage

“Nous sommes ouverts à une réglementation significative et soutenons la recommandation de la commission concernant la réforme de la loi”, a déclaré Karim Palant, responsable des relations publiques chez Facebook.

Selon lui, Facebook a apporté des modifications considérables à ses pratiques et n’est “plus la même société” que l’an dernier.

Facebook et les autres géants du numérique doivent être soumis à un code d’éthique afin de lutter contre la propagation des fausses nouvelles, le partage abusif des données des utilisateurs et les abus liés à leur position dominante sur le marché, ont déclaré des parlementaires britanniques.

Dans un rapport publié lundi, la commission sur le numérique, la culture, les médias et le sport écrit que les géants du numérique se sont montrés incapables de lutter contre les contenus inappropriés et la circulation des “fake news” sur leurs plates-formes.

Ces entreprises semblent avoir comme leitmotiv qu’”il vaut mieux demander pardon que demander la permission”, dit le président de la commission, Damian Collins.

“Il nous faut un changement radical dans le rapport de force entre les plates-formes et le peuple”, ajoute-t-il, soulignant que l’ère de l’autorégulation doit prendre fin.

“Les droits des citoyens doivent figurer dans la loi, en contraignant les sociétés du numérique à adhérer à un code de conduite adopté en loi par le Parlement et supervisé par un régulateur indépendant”, poursuit-il.

Facebook a fait l’objet d’une enquête parlementaire longue de dix-huit mois après le détournement de données personnelles de quelque 87 millions d’utilisateurs par la société de marketing politique Cambridge Analytica.

Le PDG du réseau social, Mark Zuckerberg, qui a été auditionné l’année dernière par des parlementaires américains et européens, a refusé à trois reprises de se présenter devant la commission parlementaire britannique.

“Mark Zuckerberg ne se montre jamais à la hauteur du niveau de leadership et de responsabilité personnelle que l’on peut attendre de quelqu’un siégeant au sommet de l’une des plus grandes compagnies au monde”, déclare Damian Collins.

“Nous pensons que, dans ses témoignages devant la commission, Facebook a souvent cherché à entraver délibérément notre travail en donnant des réponses incomplètes, peu sincères et parfois trompeuses.”

Paul Sandle; Jean Terzian et Claude Chendjou pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below