October 24, 2018 / 10:36 AM / 3 months ago

Cryptomonnaies: Le Japon privilégie la voie de l'autorégulation

TOKYO (Reuters) - L’autorité japonaise des marchés financiers a donné mercredi à l’Association japonaise des plates-formes d’échange de monnaies virtuelles des pouvoirs d’autorégulation du secteur en la chargeant de surveiller et de sanctionner d’éventuelles infractions.

Des représentation des cryptomonnaies Ripple, Bitcoin, Etherum et Litecoin. L'autorité japonaise des marchés financiers a donné mercredi à l'Association japonaise des plates-formes d'échange de monnaies virtuelles des pouvoirs d'autorégulation du secteur en la chargeant de surveiller et de sanctionner d'éventuelles infractions. /Photo d'archives/REUTERS/Dado Ruvic

L’autorisation donnée par l’Agence japonaise des services financiers (FSA) permet à l’association des professionnels du secteur d’édicter des règles en matière de protection des épargnants et de prévention du blanchiment et de donner des directives opérationnelles. L’association devra aussi s’assurer du respect des règles qu’elle aura définies.

“C’est un secteur qui bouge très vite. Il est préférable que des experts définissent des règles en temps utile plutôt que des bureaucrates ne le fassent”, a dit responsable de la FSA ayant requis l’anonymat.

Des instances d’autorégulation existent dans d’autres activités financières comme le courtage sur valeurs mobilières.

La Japon a été le premier pays l’année dernière à se doter d’une réglementation sur les plates-formes d’échange de monnaies virtuelles, qui doivent s’enregistrer auprès de la FSA.

Cette dernière et les acteurs du secteur ont été critiqués après un vol de cryptomonnaies pour un montant d’environ 60 millions de dollars en septembre. Ce vol est intervenu sur la plate-forme Tech Bureau Corp en dépit des demandes d’amélioration formulées par la FSA à la suite d’un vol de monnaies virtuelles pour un montant de 530 millions de dollars en janvier sur la plate-forme Coincheck, basée à Tokyo.

RÉFLEXIONS EN COURS À TRAVERS LE MONDE

La FSA a aussi publié mercredi un ensemble de recommandations pour les entreprises candidates à l’exploitation de plates-formes d’échange de cryptomonnaies. Elle a dit qu’environ 160 entreprises avaient exprimé leur intérêt.

La FSA a autorisé 16 plates-formes d’échange de cryptomonnaies mais n’a pas délivré de nouveaux agréments depuis la fin de l’année dernière. “Nous examinons les choses plus en détail. Dans ce sens, le processus d’approbation est devenu plus strict”, a dit le représentant de la FSA.

Les cryptomonnaies, monnaies virtuelles utilisables sur un réseau informatique décentralisé de pair à pair, sont aussi échangeables sur des plates-formes en ligne dédiées, une pratique de plus en plus répandue.

Les responsables économiques et monétaires s’interrogent partout dans le monde sur la meilleure manière de traiter les cryptomonnaies et la technologie des chaînes de blocs (“blockchain”) qui les sous-tend, dont les partisans estiment qu’elle peut révolutionner de nombreuses activités impliquant le transfert ou le suivi d’actif, l’identification de contreparties, l’authentification de documents ou encore le déclenchement automatique de clauses contractuelles.

Peu de pays se sont pourtant véritablement penchés sur la réglementation des monnaies virtuelles et des usages de la blockchain en dépit de plusieurs vols de cryptomonnaies sur des plates-formes d’échange ou de leur utilisation dans le financement d’activités criminelles.

Taiga Uranaka, Marc Joanny pour le service français, édité par Bertrand Boucey

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below