August 28, 2018 / 3:39 PM / 3 months ago

Trump accuse Google de partialité et de censure

WASHINGTON (Reuters) - Donald Trump a accusé mardi le moteur de recherche Google de partialité à son égard et promis de prendre des mesures face à cette situation.

Donald Trump a accusé mardi le moteur de recherche Google de partialité à son égard et promis de prendre des mesures face à cette situation. /Photo prise le 8 août 2018/REUTERS/Thomas Peter

Le moteur de recherche a réagi en se défendant de tout biais politique. “Les recherches ne sont pas utilisées pour servir un programme politique et nous ne déformons pas nos résultats dans un quelconque but idéologique”, a déclaré la société dans un communiqué.

“Nous travaillons en permanence pour améliorer Google Search et nous ne classons jamais les résultats de recherche pour manipuler le sentiment politique”, a-t-elle insisté.

Dans une série de tweets, le président américain a déclaré que les résultats d’une recherche sur Google à partir des termes “Trump” et “actualités” (news) faisaient apparaître uniquement les médias qu’il désigne sous le nom de “fake news” (infos bidon) et non les sites conservateurs.

“Ils TRUQUENT les résultats, pour moi et les autres”, a dit Donald Trump sans fournir de preuves à l’appui de son accusation. “C’est une situation très grave - qui sera corrigée!” a-t-il promis sans autres détails.

Le conseiller économique de Donald Trump, Larry Kudlow, a déclaré par la suite à la presse, sans donner de plus amples précisions, que la Maison blanche allait mener “certaine forme d’enquête et d’analyse”.

Donald Trump s’en prend régulièrement aux médias grand public comme CNN ainsi qu’aux réseaux sociaux, dont Twitter et Facebook, qu’il accuse de censure.

Les géants d’internet sont dans le même temps soumis à des pressions croissantes du Congrès pour interdire les faux comptes visant à perturber la vie politique aux Etats-Unis et bannir les contenus conspirationnistes ou haineux.

Des élus républicains se sont récemment plaints de voir des voix conservatrices bannies par plusieurs sociétés du net.

Début août, Apple, YouTube (propriété d’Alphabet, maison mère de Google) et Facebook ont supprimé des contenus postés par le site Infowars, créé par le théoricien du complot Alex Jones, dont Twitter a temporairement suspendu le compte personnel.

L’action Alphabet reculait de 0,3% à 1.252,98 dollars.

Susan Heavey; Jean-Stéphane Brosse et Eric Faye pour le service français

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