April 25, 2018 / 8:33 AM / 7 months ago

Londres envisage un système concurrent de Galileo

LONDRES (Reuters) - Le Royaume-Uni envisage de mettre en place son propre système de navigation par satellite, concurrent de l’européen Galileo, en réaction à la volonté de l’Union européenne d’écarter Londres des parties les plus sensibles du projet en prévision du Brexit en 2019, rapporte mercredi le Financial Times.

Le Royaume-Uni envisage de mettre en place son propre système de navigation par satellite, concurrent de l'européen Galileo (illustré ici), en réaction à la volonté de l'Union européenne d'écarter Londres des parties les plus sensibles du projet en prévision du Brexit en 2019, rapporte mercredi le Financial Times. /Image d'archives/REUTERS

Galileo est un programme européen de dix milliards d’euros visant à concurrencer le GPS (Global Positioning System) américain.

Selon le FT, le ministre britannique des Entreprises, Greg Clark, a sollicité des conseils juridiques pour récupérer la somme de 1,4 milliard d’euros que Londres a investie dans le projet depuis son lancement en 2003.

La Commission européenne a commencé à exclure le gouvernement et les entreprises britanniques des futurs travaux les plus sensibles sur Galileo en prévision de la sortie du Royaume-Uni de l’UE dans moins d’un an, en mars 2019, une initiative qui selon Greg Clark menace plus globalement la collaboration entre Londres et l’UE en matière de sécurité.

“Nous avons clairement fait savoir que nous n’accepterons pas la position de la Commission sur Galileo, qui pourrait nuire sérieusement à une collaboration mutuellement bénéfique en matière de sécurité et de défense”, a déclaré le ministre dans un communiqué diffusé par email.

La Grande-Bretagne a largement participé au projet jusqu’ici, effectuant quelque 15% du travail. En cas de mise à l’écart des Britanniques, le programme pourrait prendre des années de retard et les surcoûts s’élever à “plusieurs milliards”, a estimé Greg Clark.

Le ministre britannique a assuré que l’industrie spatiale britannique ne serait pas pénalisée.

“Nous continuerons à travailler sur cette question avec l’industrie spatiale britannique et grâce à notre ‘Stratégie industrielle’ moderne, nous nous assurerons que le Royaume-Uni puisse concrétiser les opportunités offertes par l’ère spatiale commerciale”, a-t-il ajouté.

L’industrie spatiale britannique croît à un rythme quatre fois plus élevé que le reste de l’économie britannique. Le Royaume-Uni représente 7% de l’industrie spatiale mondiale.

Il y a un mois, le président exécutif d’Airbus Tom Enders a exhorté l’UE et le Royaume-Uni à trouver d’urgence une solution pour garantir la poursuite de leur coopération dans Galileo.

Airbus est le premier groupe spatial au Royaume-Uni. Il est aussi actionnaire majoritaire dans SSTL, fabricant britannique de satellites pour le programme Galileo.

Sarah Young; Jean-Stéphane Brosse pour le service français

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