March 28, 2018 / 9:32 AM / 3 months ago

Les ETI évaluent mal la menace de cyberattaques, d'après une étude

PARIS (Reuters) - Les entreprises de taille intermédiaire (ETI) n’ont pas encore pris la pleine mesure des conséquences financières potentielles de cyberattaques, selon une étude présentée mercredi par la société de conseil en assurances Bessé et le cabinet PricewaterhouseCoopers.

Les entreprises de taille intermédiaire (ETI) n'ont pas encore pris la pleine mesure des conséquences financières potentielles de cyberattaques, selon une étude présentée mercredi par la société de conseil en assurances Bessé et le cabinet PricewaterhouseCoopers. /Photo d'archives/REUTERS/Kacper Pempel

“La tendance à l’immobilisme des dirigeants est liée au fait que ce risque est particulièrement diffus pour eux finalement, ils ne le maîtrisent pas totalement”, explique Jean-Philippe Pagès, directeur du pôle industrie & services de Bessé.

Les entreprises se protègent beaucoup plus systématiquement de risques industriels classiques comme les incendies, souligne-t-il.

Les trois quarts des sondés ont déclaré avoir subi au moins un incident de cybersécurité en 2017, mais seuls 37% estiment être prêts à y répondre efficacement, selon l’enquête réalisée sur la base d’un échantillon de 432 entreprises en France.

Or le monde n’a pas encore connu une attaque aussi terrifiante que ce qu’a représenté le 11-Septembre en matière de terrorisme, mais ce n’est qu’une question de temps avant que cela se produise, a dit Pierre Bessé, président du groupe éponyme.

“Il n’y a pas un péril qui menace l’économie de l’entreprise qui soit aussi lourd que ça”, a-t-il souligné, ajoutant que les dégâts d’une cyberattaque massive seraient sans commune mesure avec la perte d’un grand client ou des dégâts causés à l’image de marque d’une entreprise.

En France, un tiers des attaques externes proviennent des concurrents, contre un quart de hackers, un autre quart d’activistes et le reste du crime organisé, selon des données de PwC.

“Nous appelons à organiser la cyber-résilience: n’attendons pas de comprendre et de maîtriser parfaitement le risque avant d’agir”, estime Jean-Philippe Pagès.

Le gouvernement français a institué en janvier 2017 un délégué ministériel chargé de la lutte contre les cybermenaces et rattaché au ministère de l’Intérieur, Thierry Delville, chargé d’assurer le dialogue avec les entreprises et de définir les niveaux de protection adaptés.

Cyril Altmeyer, édité par Jean-Michel Bélot

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