2 septembre 2014 / 16:44 / dans 3 ans

Marco Fossati veut un prix élevé pour Tim Brasil

MILAN (Reuters) - Toute offre de reprise de Tim Brasil devrait valoriser l‘opérateur brésilien de téléphonie mobile à environ 11 fois l‘excédent brut d‘exploitation, soit environ le double de sa capitalisation boursière actuelle de 10 milliards d‘euros, a estimé mardi Marco Fossati, actionnaire dissident de sa maison mère Telecom Italia.

Toute offre de reprise de Tim Brasil devrait valoriser l'opérateur brésilien de téléphonie mobile à environ 11 fois l'excédent brut d'exploitation, soit environ le double de sa capitalisation boursière actuelle de 10 milliards d'euros, a estimé mardi Marco Fossati, actionnaire dissident de sa maison mère Telecom Italia. /Photo prise le 20 août 2014/REUTERS/Pilar Olivares

La consolidation du marché brésilien accélère après l‘annonce la semaine dernière de l‘intérêt de l‘opérateur local Grupo Oi pour Tim Brasil et l‘ouverture de négociations exclusives entre Telefonica et Vivendi en vue de la vente de GVT, filiale du groupe français, à l‘opérateur espagnol déjà présent au Brésil avec Vivo.

“Si les opérateurs veulent réduire le nombre d‘acteurs de quatre à trois, avec au passage d‘énormes synergies, il serait préférable qu‘ils présentent une offre qui valorise Tim Brasil à 11 fois son Ebitda”, a déclaré Marco Fossati dans un entretien téléphonique accordé à Reuters.

“Dans le cas contraire, ce ne sera pas pris en considération.”

Tim Brasil, contrôlé à hauteur de 67% par Telecom Italia, est valorisé actuellement 5,4 fois son Ebitda estimé, selon les données de Thomson Reuters Eikon.

Le Brésil représente environ un tiers des revenus de Telecom Italia.

LA “MÊME VISION” QUE BOLLORÉ

Marco Fessati, deuxième actionnaire de Telecom Italia avec un peu moins de 5% du capital, a salué la perspective d‘une sortie de Telefonica du capital de l‘opérateur historique et son remplacement éventuel par Vivendi.

Dans le cas de son offre sur GVT, Telefonica propose à Vivendi une option lui permettant d‘obtenir 5,7% du capital et 8,3% des droits de vote de Telecom Italia, avec lequel il entretient des relations tendues.

Telefonica, entré au capital de Telecom Italia il y a sept ans, détient 14,8% de l‘opérateur historique italien via sa holding Telco.

Cesar Alierta, le président du groupe espagnol, a affirmé lundi qu‘il ne souhaitait pas rester actionnaire de Telecom Italia une fois que le rachat de GVT aura été finalisé.

Marco Fessati a dit toute son estime pour Vincent Bolloré, le président du conseil de surveillance de Vivendi.

“Findim (sa société) soutiendra Bolloré. Nous serons un partenaire pour eux. Nous partageons l‘ADN et la vision de Bolloré et de Vivendi”, a dit l‘homme d‘affaires.

Telecom Italia, a-t-il encore indiqué, devrait envisager de conserver sa participation dans Telecom Argentina si sa vente prévue au magnat mexicain David Martinez continue de subir des retards.

Cette vente avait été conclue en novembre dernier pour un montant de 960 millions de dollars (732 millions d‘euros) mais elle doit encore recevoir l‘aval des autorités de tutelle et Telecom Italia a annoncé mardi avoir repoussé la date limite au 25 septembre.

“J‘ai toujours été opposé à cette transaction qui à mon avis ne reflète pas pleinement la valeur de Telecom Argentina. S‘ils continuent à retarder la vente, je dirais qu‘il faut la garder”, a dit Marco Fossati.

Véronique Tison pour le service français

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