29 mai 2008 / 15:15 / dans 9 ans

France Télécom démarche des banques pour un emprunt

LONDRES (Reuters) - France Télécom fait la tournée des banques pour obtenir une facilité de crédit d‘environ dix milliards d‘euros afin de financer une acquisition non spécifiée, selon des sources bancaires.

<p>Le P-DG de France T&eacute;l&eacute;com, Didier Lombard (&agrave; gauche), et son directeur financier Gervais Pellissier. Selon des sources bancaires, France T&eacute;l&eacute;com fait la tourn&eacute;e des banques pour obtenir une facilit&eacute; de cr&eacute;dit d'environ dix milliards d'euros afin de financer une acquisition non sp&eacute;cifi&eacute;e. /Photo prise le 27 mai 2008/REUTERS/Gonzalo Fuentes</p>

Un banquier dont l’établissement a été approché a dit que les fonds pourraient servir à financer une offre sur l‘opérateur nordique TeliaSonera dans les mois à venir.

Un porte-parole de France Télécom a déclaré que le groupe n‘irait pas plus loin que les déclarations du président Didier Lombard lors de l‘assemblée générale de mardi. Il avait dit que le groupe n‘avait pas entamé de discussions avec TeliaSonera mais qu‘il continuait à regarder le dossier.

À la suite d‘une fuite révélée par Le Figaro, France Télécom avait reconnu en avril s‘intéresser à TeliaSonera.

Le groupe avait justifié son intérêt par la nécessité d‘accroître sa taille au moment où des géants comme Google et Apple cherchent à tirer des revenus sur les réseaux télécoms.

Le directeur financier Gervais Pellissier a réaffirmé la semaine dernière à Reuters que le groupe prendrait sa décision “dans quelques semaines”, soulignant qu‘il entendait conserver les notes de sa dette dans le cas d‘une éventuelle acquisition. La dette de France Télécom est actuellement notée A- par Standard & Poor’s et Fitch et A3 par Moody‘s.

L‘action TeliaSonera a pris environ 3% vers 54 couronnes suédoises en réaction à l‘information sur le prêt, tandis que le titre France Télécom perdait 0,67% à 19,4 euros.

ESPOIR D‘UN PROCESSUS CONCURRENTIEL

France Télécom a approché à l‘origine un groupe de cinq banques, mais discute désormais avec un “pool” d’établissements plus grand dans l‘espoir d‘obtenir un processus plus concurrentiel, a déclaré à Reuters LPC un banquier d‘une des cinq banques contactées à l‘origine.

France Télécom est confronté à une forte hausse du coût de ses emprunts sous le double effet des contraintes des banques en termes de capitaux et de l‘augmentation de coûts de financement et cherche à gérer la hausse des marges en demandant à davantage de banques de participer au processus, a ajouté le banquier.

Le banque a expliqué à Reuters LPC que les discussions se poursuivaient mais que sa banque était moins intéressée par un processus concurrentiel qui risque de déboucher sur une marge d‘intérêt plus basse.

“France Télécom est un crédit que nous regarderions à condition que le prix soit correct, mais j‘estime que le groupe est quasiment soutenu par l‘Etat français et avec ou pas d‘activités non essentielles”, a dit un troisième banquier à Reuters LPC.

France Télécom avait payé 14,5 points de base lors de son dernier refinancement de huit milliards d‘euros en juin 2005. Le prix des crédits de catégorie d‘investissement a quasiment doublé depuis le “credit crunch” et, selon certaines sources, le groupe pourrait être confronté à une prime supplémentaire d‘acquisition.

Zaida Espana & Alasdair Reilly, avec la contribution de Cyril Altmeyer à Paris

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