31 juillet 2008 / 06:58 / il y a 9 ans

Bull compte poursuivre sa mue après un bon semestre

par Julien Toyer

PARIS (Reuters) - Bull publie des résultats du premier semestre meilleurs que prévu et confirme son objectif d‘un Ebit compris entre 23 et 27 millions d‘euros pour l‘exercice 2008.

Dans une interview accordée à Reuters après cette annonce, son P-DG Didier Lamouche a déclaré que le groupe était “très bien positionné” pour le second semestre et qu‘il poursuivrait sa transformation amorcée il y a trois ans.

“Après la baisse enregistrée au premier trimestre, notre chiffre d‘affaires a légèrement dépassé nos attentes (...). Ces bons chiffres sont le résultat de la politique de transformation”, a-t-il estimé.

Bull a enregistré une hausse de 20% de ses prises de commandes sur la période et une activité solide en matière de calcul haute performance et de stockage sécurisé.

Son chiffre d‘affaires est ressorti en hausse de 4,3% au deuxième trimestre après une baisse de 5% sur les trois mois précédents.

Sur le semestre, le C.A. s’établit à 550,6 millions d‘euros, contre 550,2 millions d‘euros en 2007.

L‘Ebit semestriel, qui correspond au résultat avant impôts, autres produits et charges opérationnelles, autres charges et produits financiers et quote part des résultats des sociétés associées, est quant à lui de 11,5 millions d‘euros, contre 9,5 millions d‘euros sur la même période l‘année dernière.

Ces résultats permettent à Bull de confirmer son objectif annuel d‘un Ebit compris entre 23 et 27 millions d‘euros.

“TRÈS BIEN POSITIONNÉ” SUR LE DEUXIÈME SEMESTRE

Interrogé sur un éventuel ralentissement de l‘activité, Didier Lamouche a déclaré que Bull était “très bien positionné” et que, “tout en restant prudent, la deuxième partie de l‘année devrait être très bonne”.

Il a par ailleurs considéré que son groupe, dont le chiffre d‘affaires est assuré à 44% par le secteur public et à 47% en France, était “protégé” de la crise financière actuelle.

“Nous ne réalisons qu‘une faible part de notre C.A. dans le secteur financier et nous possédons avec le secteur public un véritable matelas qui nous protège à la baisse”, a-t-il dit.

Le groupe a entrepris depuis trois ans de se recentrer sur des activités à forte valeur ajoutée, telles que le calcul intensif, le stockage et la sécurité.

Dans ce cadre, il a procédé à une politique d‘acquisitions ciblée dans ces domaines, avec notamment le rachat en octobre 2007 de ServiWare, acteur du secteur des calculs haute performance.

“Le spectre des acquisitions possibles est totalement calé sur notre stratégie”, a déclaré Didier Lamouche, ajoutant que l‘Espagne, l‘Europe de l‘Est et le Brésil faisaient partie des territoires regardés.

“Nous continuerons à modifier notre périmètre au cours du second semestre 2008 et de l‘année 2009”, a-t-il précisé.

“CONTINUER LA TRANSFORMATION”

Alors que le secteur poursuit sa consolidation, Bull estime que “toutes les discussions sont bonnes à avoir”, si elles ont un “sens industriel”.

En 2007, des rumeurs de presse avaient fait état d‘un intérêt de Hewlett-Packard pour Bull, dont 68,7% de l‘actionnariat est flottant.

L‘année dernière, le groupe était aussi entré en contact avec GFI en vue d‘une rapprochement mais cette option avait finalement été abandonnée.

“Nous ne sommes pas à la recherche d‘une fusion ou d‘une acquisition spectaculaire (...). Nous avons traversé le gué, nous continuons désormais notre chemin et notre transformation”, a insisté Didier Lamouche.

Présent dans plus de 100 pays, le groupe a réalisé un chiffres d‘affaires de 1,12 milliard d‘euros et employait 7.775 personnes en 2007.

Le titre Bull a abandonné 40,69% depuis le début de l‘année et sa capitalisation boursière a été divisée par trois au cours des trois dernières années, à environ 220 millions d‘euros.

L‘indice pan-européen su secteur technologique a reculé de 22,32% depuis début janvier, alors que le CAC40 est en baisse de 22,22%.

“Notre stratégie de transformation implique une certaine prise de risque de la part des investisseurs et dans la période actuelle, ils n‘ont pas envie de prendre ces risques”, a constaté Didier Lamouche.

CM-CIC Securities estime de son côté que les chiffres du premier semestre sont “de bonne qualité et de nature à rassurer le marché quant à la capacité de Bull à négocier le second semestre”.

Julien Toyer, édité par Jacques Poznanski

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