13 février 2013 / 09:43 / dans 5 ans

Ligue des champions: le PSG a le niveau mais peut mieux faire

par Olivier Guillemain

En allant s'imposer 2-1 à Valence mardi soir en huitième de finale de Ligue des champions, le PSG a démontré qu'il avait bel et bien le niveau européen mais aussi encore un certain nombre de choses à apprendre. /Photo prise le 12 décembre 2013/REUTERS/Heino Kalis

VALENCE, Espagne (Reuters) - En allant s‘imposer 2-1 à Valence mardi soir en huitième de finale de Ligue des champions, le PSG a démontré qu‘il avait bel et bien le niveau européen mais aussi encore un certain nombre de choses à apprendre.

“On est très content même s‘il y a quelques bémols, c‘est une évidence”, a résumé le milieu de terrain Blaise Matuidi quelques minutes après le coup de sifflet final.

“Avant le match, on aurait signé tout de suite pour ce succès même si le scénario nous laisse quelques regrets, c‘est sûr”, a poursuivi son capitaine Christophe Jallet.

Impressionnants de maîtrise sur la pelouse du cinquième de Liga, les Parisiens ont certes fait un grand pas vers la qualification pour le tour suivant en marquant deux buts à l‘extérieur. Mais ils ont aussi péché par manque de maturité.

A 2-0 en leur faveur au tableau d‘affichage, les hommes de Carlo Ancelotti se sont d‘abord montrés incapables de tuer le match en seconde période malgré une foule d‘occasions franches devant le but gardé par Vicente Guaita.

Ils se sont ensuite rendus coupables d‘un léger relâchement en toute fin de rencontre, sur un coup franc tiré à la 90e minute, dans une compétition qui ne pardonne aucune inattention, aussi petite soit elle.

Certains joueurs du PSG n‘ont pas non plus réussi à contenir leurs nerfs, à l‘image de Zlatan Ibrahimovic, exclu dans le temps additionnel pour une série de gestes trop appuyés alors qu‘il se trouvait en situation offensive, sans véritable danger.

Marco Verratti n‘a pas été plus sage. En récoltant un carton jaune stupide pour contestation en première période, une habitude, l‘Italien s‘est lui aussi privé du match retour au Parc des Princes, le 6 mars.

L‘Italien a été mardi soir à Valence un peu le symbole de ce PSG paradoxal: facile, dominateur et ambitieux mais encore trop inexpérimenté pour réaliser le coup parfait.

L‘ancien joueur de Pescara, considéré comme un grand espoir de l‘autre côté des Alpes, a livré une prestation de haute volée à Mestalla et a sans cesse tiré ses coéquipiers vers le haut, tout comme Lucas.

Arrivé cet hiver dans le club de la capitale, le Brésilien a montré toute l‘étendue de son talent en malmenant sans cesse la défense espagnole avec sa conduite de balle élégante, sa capacité à perforer et sa vitesse déroutante.

“VICTOIRE HISTORIQUE”

L‘international auriverde a traversé ce match comme une comète et sa bonne entente avec Javier Pastore, très en vue également à Valence, ont donné au jeu parisien une épaisseur et un potentiel de séduction prometteur.

Car il ne faut pas s‘y tromper. Hormis ses quelques erreurs de jeunesse, le PSG a prouvé à Valence qu‘il ne serait peut-être pas qu‘un feu de paille cette saison en Ligue des champions.

“Je pense que nous envoyons un signal fort aujourd‘hui. Il ne faut pas oublier d‘où on vient, où on était il y a un an et demi”, a souligné Leonardo, le directeur sportif parisien.

“Construire une équipe qui affiche cette confiance et cette sérénité en allant à Valence, c‘est le signe que l‘on est bien dans cette compétition. Bien sûr, les cinq dernières minutes n‘ont pas été idéales. Mais aujourd‘hui, je pense que nous avons remporté une victoire historique”, a ajouté le Brésilien.

Pour Carlo Ancelotti, il ne sert à rien pour le moment de blâmer ses joueurs pour leurs sautes de concentration. L‘essentiel était de montrer les muscles, des intentions dans le jeu et, au final, de s‘imposer.

“Valence a eu une possession de balle plus importante mais nous avons très bien défendu. Tous les joueurs ont travaillé ensemble. Ils ont récupéré beaucoup de ballons, ont fait des contre-attaques rapides. Ils ont maîtrisé, leur prestation était bonne, très bonne”, a estimé l‘entraîneur parisien.

“Nous sommes satisfaits de cette performance mais nous ne sommes seulement qu‘à la première mi-temps de ce huitième de finale. J‘espère qu‘on montrera la même attitude lors du match retour”, a-t-il ajouté.

Au Parc des Princes, dans trois semaines, les Parisiens devront le faire sans Ibrahimovic et Verratti.

Mais comme le PSG regorge de ressources, d‘autres joueurs de talent seront là pour faire oublier la star suédoise et l‘espoir italien.

Il y aura tout d‘abord Thiago Silva et Thiago Motta, qui devraient être revenus de blessure mais aussi un nouveau venu, spectateur en tribunes mardi et qui, lui ne manque pas d‘expérience. David Beckham.

Edité par Grégory Blachier

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