14 décembre 2012 / 12:57 / dans 5 ans

Ligue 1: un dirigeant de Bastia entame une grève de la faim

PARIS (Reuters) - Jo Bonavita, figure historique du Sporting club de Bastia, a entamé vendredi une grève de la faim pour protester contre la suspension à titre conservatoire du stade de Furiani, annonce le club de Ligue 1.

<p>Lors du match de Ligue 1 &agrave; huis clos entre Bastia et Marseille, mercredi. Jo Bonavita, figure historique du Sporting club de Bastia, a entam&eacute; une gr&egrave;ve de la faim pour protester contre la suspension &agrave; titre conservatoire du stade de Furiani. /Photo prise le 12 d&eacute;cembre 2012/REUTERS/Pierre Murati</p>

La commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP) a imposé cette sanction jeudi en invoquant un “climat d‘insécurité” après la multiplication d‘incidents à l‘intérieur et aux abords de l‘enceinte.

Plusieurs milliers de supporters bastiais étaient réunis à l‘extérieur du stade Armand-Césari mercredi durant le match contre l‘Olympique de Marseille, disputé à huis clos. Ils ont fait usage d‘engins pyrotechniques et un délégué a été brûlé à une jambe.

Bastia “accueillera” donc ses prochaines rencontres loin de ses bases. La Commission des compétitions de la LFP a décidé vendredi que le match Bastia-Nancy, le 22 décembre à l‘occasion de la 19e journée, aurait lieu à Gueugnon, en Saône-et-Loire.

“Outré”, le responsable de la logistique Jo Bonavita a entamé une grève de la faim au lendemain de l‘annonce de la suspension, écrit le club sur son site internet.

Le président du Sporting, Pierre-Marie Geronimi, a estimé que les autorités sportives voulaient nuire à son club.

“On veut tout simplement détruire le Sporting, tout particulièrement la Commission de discipline de la LFP et son président (...) C‘est scandaleux”, a-t-il dit.

“On nous reproche ce qui s‘est passé à l‘extérieur du stade alors que nous ne sommes pas responsables de la voie publique. Il est hors de question de ne pas jouer face à Nancy (...) dans notre stade”, ajoute-t-il.

La commission de discipline a justifié sa décision par la répétition des incidents impliquant des supporters bastiais et l‘absence de mesures pour régler des problèmes qui, selon elle, “mettent en danger” les spectateurs comme les acteurs du match.

Un huis clos avait été imposé après des violences lors du match Ajaccio-Bastia du 21 octobre. Deux autres dossiers relatifs à des matches à domicile sont actuellement instruits.

Fin novembre, le quart de finale de Coupe de la Ligue contre Lille avait été interrompu plusieurs minutes après qu‘un arbitre assistant eut été touché par un projectile lancé des tribunes.

Grégory Blachier, édité par Gilles Trequesser

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