7 juin 2008 / 21:18 / dans 9 ans

A New York, le "Spiderman français" fait un émule

NEW YORK (Reuters) - Le “Spiderman français”, Alain Robert, a escaladé jeudi la façade du siège du New York Times afin de sensibiliser l‘opinion publique au réchauffement climatique, et a été imité six heures plus tard par un inconnu.

<p>Le "Spiderman fran&ccedil;ais", Alain Robert, a escalad&eacute; jeudi la fa&ccedil;ade du si&egrave;ge du New York Times afin de sensibiliser l'opinion publique au r&eacute;chauffement climatique, et a &eacute;t&eacute; imit&eacute; six heures plus tard par un inconnu, ici aux mains de la police. /Photo prise le 5 juin 2008/REUTERS/Lucas Jackson</p>

Rendu célèbre pour avoir déjà grimpé en haut de nombreux monuments célèbres à travers le monde, comme la Tour Eiffel ou le Golden Gate Bridge de San Francisco, le Français de 45 ans, premier homme à gravir l‘immeuble de 52 étages, a comme à son habitude été immédiatement arrêté par les autorités après avoir regagné le sol.

Six heures plus tard, en pleine heure de pointe, un autre grimpeur s‘est lancé à l‘assaut de la tour du quotidien new-yorkais et a lui aussi été arrêté par la police à son arrivée sur le toit.

Julie Cohen, manager d‘Alain Robert, a déclaré ne pas connaître le grimpeur anonyme.

“Je suis mortifiée, il n‘a absolument rien à voir avec nous, c‘est très contrariant”, a-t-elle dit.

“Alain va être très ennuyé”, a-t-elle ajouté, précisant que les ascensions du Français n’étaient pas sans risques, mais qu‘il est un grimpeur professionnel.

<p>Le "Spiderman fran&ccedil;ais", Alain Robert, a escalad&eacute; jeudi la fa&ccedil;ade du si&egrave;ge du New York Times afin de sensibiliser l'opinion publique au r&eacute;chauffement climatique, et a &eacute;t&eacute; imit&eacute; six heures plus tard par un inconnu (photo). /Photo prise le 5 juin 2008/REUTERS/Chip East</p>

Vêtu d‘un pantalon rouge, de chaussures d‘escalade noire et d‘un t-shirt blanc sur lequel on pouvait lire “Malaria No More” (“Plus jamais de malaria”), l’émule du Français affichait un sourire lorsque la police lui a passé les menottes aux poignets.

Martin Edlund, directeur de la communication de “Malaria No More”, a déclaré que le grimpeur anonyme n’était pas membre de l‘organisation luttant pour éradiquer d‘ici dix ans cette maladie qui fait un million de morts par an.

“Bien que ‘Malaria No More’ apprécie sa volonté d‘attirer l‘attention sur la malaria, nous tentons de sauver des vies, pas de les mettre en danger”, a-t-il souligné, alors que les policiers mettaient également en cause l‘irresponsabilité de ce grimpeur.

Le Français a, quant à lui, dit avoir réalisé cette performance “afin d‘attirer l‘attention sur le réchauffement de la planète, l‘un des plus importants problèmes de notre époque”.

Au niveau du dixième étage du bâtiment, l‘homme araignée a déployé une banderole sans équivoque: “Le réchauffement climatique tue plus de personnes en une semaine que le 11 septembre (2001)”.

Michelle Nichols, version française Olivier Guillemain, Grégory Blachier

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