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Économie

Thales supprime le solde de son dividende, retire ses objectifs

PARIS (Reuters) - (Au 11e paragraphe, bien lire 12% et non 21%)

Le français Thales a annoncé à son tour mardi supprimer le solde de son dividende 2019 et retirer ses objectifs financiers pour 2020 face à l'épidémie de coronavirus. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau

Le français Thales a annoncé à son tour mardi supprimer le solde de son dividende 2019 et retirer ses objectifs financiers pour 2020 face à l’épidémie de coronavirus.

L’équipementier pour l’aérospatiale, la défense et la sécurité, qui avait déjà versé un acompte sur le dividende de 60 centimes, renonce à verser le solde de 2,05 euros, soit une économie de 430 millions d’euros.

Thales a également retiré ses prévisions financières pour 2020, construites sur l’anticipation d’un impact limité de la crise qui cloue désormais au sol les flottes des compagnies aériennes et paralyse les économies à travers le monde.

“Nous voulons limiter les sorties de cash qui ne soient pas strictement nécessaires (...) pour contenir au maximum l’impact économique et industriel sur le groupe”, a expliqué le PDG de Thales Patrice Caine lors d’une conférence téléphonique avec des journalistes.

Thales a également annoncé la signature d’une nouvelle ligne de crédit syndiquée de 2 milliards d’euros qui pourra être utilisée au cours des 12 prochains mois, avec la possibilité d’une extension de 6 mois.

A la fin de l’année dernière, Thales disposait de 2,9 milliards d’euros en cash ou équivalents de cash et d’une facilité de crédit renouvelable non mobilisée représentant 1,5 milliard d’euros, expirant en décembre 2021.

Le directeur financier Pascal Bouchiat a estimé que la liquidité ainsi disponible, soit 6,4 milliards d’euros, “nous permet de constituer une réserve de liquidités tout à fait suffisante”.

NOUVELLE LIGNE DE CRÉDIT

La nouvelle ligne de crédit, mise en place et couverte par le Crédit Agricole, n’est pas adossée aux garanties offertes par l’Etat français pour aider les entreprises à surmonter la crise, a-t-il précisé.

Les compagnies aériennes à travers le monde ont immobilisé l’essentiel de leurs flottes face à l’effondrement de la demande et aux restrictions sur les déplacements imposées pour tenter d’enrayer la propagation de l’épidémie.

Thales a précisé que 12% de ses revenus annuels sont générés dans l’aéronautique civile, le reste provenant de la défense, des agences gouvernementales et des infrastructures privées.

Patrice Caine n’a pas souhaité faire de commentaire sur les difficultés dans la chaîne d’approvisionnement du secteur aéronautique français mais il a précisé que les activités du groupe à Singapour et en Australie fonctionnaient quasiment normalement.

Selon des sources du secteur, jusqu’à la moitié des petits équipementiers fournissant l’aéronautique en France se sont arrêtés temporairement après le confinement imposé par les autorités françaises pour lutter contre l’épidémie mais le travail reprend progressivement.

“Aujourd’hui, j’ai l’impression que la ‘supply chain’, à l’instar de Thales, est en phase de remontée en puissance”, a déclaré Patrice Caine.

Version française Gwénaëlle Barzic, édité par Jean-Stéphane Brosse

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