29 avril 2009 / 05:36 / dans 9 ans

LEAD 2 Publicis attend une nouvelle dégradation du marché au T2

(Actualisé avec le cours en Bourse et une réaction d‘analyste)

* Publicis - Décroissance organique de 4,4% au T1 gains de budgets $1,7 md

* Nouvelle dégradation du marché au T2, creux de la vague à l’été - Lévy

* Possible érosion de la marge opérationnelle en 2009, mais meilleur taux du marché - Lévy

par Cyril Altmeyer

PARIS, 29 avril (Reuters) - Publicis (PUBP.PA) a annoncé mercredi une décroissance organique moins marquée que celle de ses concurrents au premier trimestre et a dit anticiper une nouvelle dégradation du marché publicitaire au deuxième trimestre, pour arriver au creux de la vague à l’été.

Troisième groupe publicitaire mondial en termes de revenus au premier trimestre, Publicis pourrait enregistrer une érosion de sa marge opérationnelle par rapport aux 16,7% de 2008, tout en affichant le meilleur taux du marché, a estimé Maurice Lévy, le président du directoire du groupe.

L‘action s‘adjuge 3,17% à 22 euros vers 9h30, surperformant l‘indice européen des médias .SXMP, en hausse de 1,08% à la même heure.

“Dans l‘ensemble, nous estimons que cette annonce correspond aux attentes, même si nous avons quelques inquiétudes concernant une nouvelle détérioration des revenus au cours des deux prochains trimestres”, écrit Goldman Sachs dans une note, qui souligne la bonne tenue des gains de budgets nets sur le trimestre.

Maurice Lévy s‘est refusé à fournir une quelconque prévision pour 2009, tant en termes de marge que de croissance organique, en précisant qu‘il continuerait à ajuster ses coûts agence par agence, licenciant ou recrutant selon les cas.

“Les indications que nous avons est que (le marché) devrait atteindre le creux de la vague à l’été, on devrait avoir un deuxième semestre encore négatif mais moins négatif que le premier”, a-t-il dit à des journalistes. “On devrait remonter progressivement et réduire les taux négatifs jusqu’à grosso modo l’été 2010”.

ZenithOptimedia (groupe Publicis) s‘attend désormais à une chute de 6,9% du marché publicitaire en 2009, au lieu d‘un recul limité à 0,2% envisagé précédemment.

Publicis a accusé au premier trimestre une décroissance organique de 4,4% - marquant une nouvelle étape dans la dégradation entamée en 2008 avec une croissance de 3,9% au troisième trimestre puis de 1,1% au quatrième.

Mais ce recul est en deçà de celui de 6,6% enregistré par l‘américain Omnicom (OMC.N), qui a cédé le leadership mondial au britannique WPP (WPP.L), dont la décroissance organique a atteint 5,8%, tandis qu‘Interpublic (IPG.N) (-5,6%) est devenu numéro quatre du marché.

RELATIVE RÉSISTANCE EN AMÉRIQUE DU NORD

Publicis a notamment enregistrée une décroissance organique limitée à 3,6% en Amérique du Nord - qui assure plus de la moitié de son revenu - alors qu‘elle a accusé un recul de 7,4% en France et une chute de 20,5% en Europe du Sud, où le ralentissement de l‘activité s‘est accentué en mars.

Le secteur automobile en crise affiche la plus forte baisse (-20%), mais Maurice Lévy a précisé que l‘exposition du groupe aux difficultés de General Motors (GM.N), au bord de la faillite, ne dépasserait pas 40 à 70 millions de dollars, principalement dans l‘achat d‘espaces.

Publicis enregistre environ la moitié de son revenu dans des secteurs résistants comme les produits de grande consommation, la distribution et les télécoms, tandis que les problèmes de son activité santé - qui représente 14% des revenus - sont “derrière nous”, a souligné Maurice Lévy.

Le groupe a enregistré pour 1,7 milliard de dollars de gains de budgets au premier trimestre, avec notamment ceux de Carrefour (CARR.PA) et de China Mobile, la tendance se poursuivant en avril.

“Nous n‘avons pas encore dans nos chiffres la moindre facturation des nouveaux clients acquis au cours du premier trimestre ou du mois d‘avril”, a observé Maurice Lévy.

Publicis a réalisé 20,5% de son chiffre d‘affaires dans le numérique, avec une croissance organique de 9,8%. Le groupe s‘est fixé pour objectif de porter cette proportion à un quart du chiffre d‘affaires en 2010, ainsi qu‘un autre quart dans les pays émergents - à comparer à 21,1% au premier trimestre.

Le groupe continue à étudier des acquisitions dans ces deux secteurs, a ajouté Maurice Lévy, notant “beaucoup d‘opportunités”, mais réaffirmant la “prudence” du groupe en la matière.

Publicis affiche une dette nette quasi stable à 1.097 millions d‘euros au 31 mars contre 1.102 millions au 31 décembre.

Edité par Jean-Michel Belot et Jacques Poznanski

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