23 janvier 2009 / 14:01 / il y a 9 ans

CHRONOLOGIE SG - Principaux événements depuis l'affaire Kerviel

PARIS, 23 janvier (Reuters) - L‘ancien trader de la Société générale (SOGN.PA) Jérôme Kerviel, soupçonné d’être à l‘origine de la perte de 4,9 milliards d‘euros subie par la banque il y a un an, a été auditionné une nouvelle fois le 22 janvier 2009 dans le cadre l‘enquête, qui touche à sa fin.

Voici une chronologie des principaux événements liés à la Société générale depuis l‘annonce, le 24 janvier 2008, de la perte record consécutive à une accumulation de positions présumées illicites de son ancien trader à hauteur de 50 milliards d‘euros.

* Le 23 janvier 2009, un rapprochement des activités de gestion d‘actifs de la Société générale et du Crédit agricole (CAGR.PA) est évoqué.

* Le 21 janvier, la Société générale annonce prévoir un bénéfice net de deux milliards d‘euros pour 2008 et table sur un résultat net “à l’équilibre” pour le quatrième trimestre.

* Le 20 janvier, Daniel Bouton et Frédéric Oudéa, respectivement président et directeur général de la banque, renoncent à leurs bonus pour 2008 dans le cadre de la nouvelle aide de 10,5 milliards d‘euros de l‘Etat français aux banques.

* Le 19 janvier, la ministre de l‘Economie, Christine Lagarde, déclare qu‘une fusion entre la Société générale et BNP Paribas (BNPP.PA) n‘est pas à l‘ordre du jour alors que des rumeurs de rapprochement entre les deux établissements circulent régulièrement sur les marchés.

* Le 19 décembre 2008, la banque annonce la vente de sa filiale britannique Société générale Asset Management UK au gestionnaire de portefeuilles GLG Partners pour un montant non dévoilé.

* Le 11 décembre, la Société générale et son président Daniel Bouton sont relaxés dans l‘affaire dite “du Sentier”.

* Le 21 novembre, Frédéric Oudéa déclare qu‘aucune OPA hostile n‘est envisageable sur la banque alors que l‘action Société générale est en proie à une extrême volatilité.

* Le 3 novembre, la banque annonce un résultat net en baisse de 83,7% à 183 millions d‘euros au 3e trimestre, en partie à cause des dépréciations dans sa banque de financement et d‘investissement.

* Le 30 octobre, Nicolas Sarkozy déplore de nouveau que le patron de la banque, Daniel Bouton, n‘ait pas démissioné après l‘affaire Kerviel.

* Le 20 octobre, le gouvernement français annonce que l‘Etat est prêt à investir 10,5 milliards d‘euros dans le capital des six plus grandes banques françaises dont 1,7 milliard dans la Société générale. Le même jour, la banque est victime de nouvelles rumeurs de marché - cette fois sur une nouvelle augmentation de capital - qui entraînent une chute du titre.

* Le 13 octobre, alors que Jérôme Kerviel revient devant les juges, la Société générale dément des rumeurs de perte dans les produits structurés et demande une enquête de l‘AMF.

* Le 30 septembre, Jean-Pierre Mustier, l‘ancien patron de la banque d‘investissement du groupe, ébranlé par l‘affaire Kerviel, est nommé à la tête du pôle gestion d‘actifs et services aux investisseurs.

* Le 25 septembre, Frédéric Oudéa affirme qu‘un rapprochement avec BNP Paribas n‘est pas à l‘ordre du jour.

* Le 17 septembre, le groupe chiffre son exposition à Lehman Brothers à 479 millions d‘euros.

* Le 12 septembre, Jérôme Kerviel devient le héros d‘une bande dessinée en France. “Le journal de Jérôme Kerviel”, de Nicolas Millon, est tiré à 10.000 exemplaires.

* Le 5 août, la banque annonce pour le 2e trimestre un bénéfice net divisé par 2,7 à 644 millions d‘euros, sous l‘impact de la crise financière, dont la facture s’élève pour elle à cette date à 4,9 milliards d‘euros depuis l’été 2007.

* Le 4 août, l‘assistant de Jérôme Kerviel, Thomas Mougard, est mis en examen pour complicité.

* Le 23 juillet, lors d‘une confrontation avec Christophe Mianné, patron du pôle “actions et dérivés” de la Socgen au moment des faits, Jérôme Kerviel, entouré de quatre avocats, change de stratégie et rend la banque responsable de la perte.

* Le 4 juillet, la Commission bancaire inflige un blâme et une amende de quatre millions d‘euros à la Société générale en raison des carences du système de contrôle interne constatées dans le cadre de l‘affaire Kerviel.

* Le 30 mai, la banque annonce le remplacement de Jean-Pierre Mustier par Michel Péretié à la tête du pôle banque de financement et d‘investissement du groupe.

* Le 13 mai, le groupe annonce un bénéfice net pour le premier trimestre en recul sensible mais meilleur que prévu grâce à des éléments non récurrents.

* Le 9 mai, Didier Valet est nommé directeur financier.

* Le 17 avril, Frédéric Oudéa est nommé directeur général de la Société générale, Daniel Bouton reste président malgré les pressions du gouvernement qui souhaite sa mise à l’écart.

* Le 19 mars, BNP Paribas exclut une offre sur la Société générale.

* Le 17 mars, le directeur financier du groupe, Frédéric Oudéa, est nommé directeur général délégué.

* Le 5 février, la Société générale annonce avoir fixé son augmentation de capital au prix de 47,50 euros par action, une décôte de 38,9% par rapport au dernier cours de clôture.

* Le 31 janvier, BNP Paribas admet réfléchir à une offre sur la Société générale.

* Le 29 janvier, l‘action bondit sur des rumeurs d‘OPA de la part de BNP Paribas alors que le gouvernement répète qu‘il ne laissera pas la banque tomber dans des mains étrangères.

* Le 24 janvier, la Société générale crée la stupeur en annonçant une perte record de 4,9 milliards d‘euros qu‘elle impute à Jérôme Kerviel. Elle est contrainte de lever 5,5 milliards d‘euros dans l‘urgence pour rétablir sa solidité financière.

Julien Ponthus et Matthieu Protard, édité par Benjamin Mallet

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