22 juin 2011 / 08:39 / dans 6 ans

CORRECTION Coton et salaires ont pénalisé H&M au T2

Au 1er paragraphe, bien lire Mauritz au lieu de Moritz

* Bénéfice avant impôt de SEK 5,75 mds (consensus 5,89 mds)

* Marge brute resserrée à 61,7% contre 65,9% un an plus tôt

* En Bourse, le titre H&M recule de 1,8%

STOCKHOLM, 22 juin (Reuters) - Affecté par la hausse des cours du coton et des salaires en Asie, le géant suédois Hennes & Mauritz (H&M) (HMb.ST) a fait état mercredi d‘une baisse plus prononcée qu‘attendu de son bénéfice avant impôt au deuxième trimestre.

Après la publication des résultats, le titre H&M reculait de plus de 1,8% vers 08h15 GMT.

Le bénéfice avant impôt de H&M a chuté de 18% à 5,75 milliards de couronnes suédoises (628 millions d‘euros), contre 7,04 milliards de couronnes suédoises un an plus tôt et alors que les analystes interrogés par Reuters attendaient 5,89 milliards.

Le numéro deux mondial du prêt-à-porter a resserré sa marge brute à 61,7%, contre 65,9% un an plus tôt, après avoir décidé de ne pas répercuter sur ses clients la hausse de ses coûts de production.

La hausse des cours du coton et des salaires en Asie et la vigueur de la devise suédoise sur les marchés des changes figurent parmi les facteurs pesant sur le bénéfice du groupe.

“Des taux d‘intérêt élevés, des prix de l’énergie en hausse et des mesures d‘austérité dans de nombreux pays ont réduit le pouvoir d‘achat des consommateurs”, a par ailleurs souligné Karl-Johan Persson, directeur général de H&M.

Il a précisé que le groupe continuait de gagner des parts de marché, notamment dans ses activités britanniques en ligne, malgré le contexte “très difficile” que traverse le secteur du prêt-à-porter.

H&M réalise l‘essentiel de ses activités en Europe, où les investisseurs redoutent une contagion de la crise de la dette.

Son concurrent Inditex (ITX.MC), le numéro un mondial du secteur, a fait état la semaine dernière d‘une hausse de 10% de son bénéfice net au premier trimestre malgré une demande espagnole en berne.

Inditex, qui gère notamment les marques Zara et Oysho, a moins souffert qu‘H&M grâce à sa forte présence dans les marchés émergents et parce qu‘il achète une plus grande partie de ses textiles en Europe et en Afrique du Nord, où les augmentations salariales ont été beaucoup plus faibles qu‘en Asie.

Voir aussi:

* Habillement-Inditex résiste, H&M est à la traîne [ID:nLDE75E0C6]

Anna Ringstrom, Natalie Huet pour le service français, édité par Nicolas Delame

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