16 mars 2011 / 09:54 / dans 7 ans

LEAD 2 Les technos françaises prévoient un impact du Japon au S1

(Répétition sans changement)

* Le Japon, grand producteur de semi-conducteurs et de mémoires flash

* Risque sur le CA du S1, mais objectifs confirmés /STMicro

* Pas de problème d‘approvisionnement à court terme /STMicro

* Stocks de composants suffisants dans l‘immédiat /Alcatel

* Impact prévu sur la disponibilité de composants /Ericsson

(Actualisé avec STMicroelectronics, précisions sur Ericsson, contexte)

par Marie Mawad

PARIS, 16 mars (Reuters) - Les géants français des technologies ont prévenu mercredi que la catastrophe japonaise était susceptible de perturber leur activité au premier semestre, même ils s‘estiment pour l‘instant à l‘abri de problèmes majeurs d‘approvisionnement en composants.

STMicroelectronics (STM.PA) et Alcatel-Lucent ALUA.PA ont tous deux fait savoir qu‘il était trop tôt pour chiffrer l‘impact des événements au Japon, mais le fabricant de semi-conducteurs a fait état d‘un risque sur son chiffre d‘affaires du premier et du second semestre.

“Nous voyons un risque sur les ventes du trimestre en cours, mais il n‘y a pas de changement à notre prévision trimestrielle pour l‘instant”, a déclaré un porte-parole de STMicro, ajoutant qu‘il en allait de même pour le deuxième trimestre.

L’équipementier télécoms Alcatel-Lucent ALUA.PA a quant à lui dit s‘attendre à un impact sur l‘ensemble de son industrie, le Japon générant un cinquième de la production mondiale de semi-conducteurs, dont 40% des mémoires flash utilisées dans les smartphones, les ordinateurs et les appareils photo numériques.

Sur fond de craintes de perturbations dans la chaîne d‘approvisionnement, qui ont pesé sur le secteur en Bourse la veille, Alcatel a indiqué disposer de stocks suffisants de composants pour couvrir ses besoins immédiats de production. “Nous surveillons la situation de près et croyons qu‘il y aura un impact sur notre industrie étant donné l‘importance du désastre. A ce stade (...) nous sommes encore en train d’évaluer les conséquences et ne pouvons pas préciser cet impact”, a déclaré un porte-parole.

Le groupe franco-américain n‘a pas d‘usine de production au Japon, mais s‘approvisionne en composants, notamment en cartes mémoires, dans ce pays. L‘entreprise ajoute qu‘elle étudie d’éventuelles sources alternatives d‘approvisionnement en cas de besoin.

STMicro, qui mise également sur la poursuite d‘une stratégie “multi-sources” pour faire face à d’éventuelles perturbations, n‘a pas identifié de problème majeur d‘approvisionnement à court terme.

“Des problèmes logistiques de court terme auront peut-être un impact sur les délais de livraison de certains produits, mais nous sommes confiants dans notre capacité à honorer nos engagements auprès de nos clients”, a expliqué un porte-parole du groupe franco-italien.

Mardi, le français Ingenico (INGC.PA), spécialiste des terminaux de paiement, disait lui aussi n‘avoir repéré aucun problème critique de ce type à court terme. (voir [ID:nLDE72E163])

ÉCHO CHEZ ERICSSON

Dans le même secteur qu‘Alcatel, Ericsson (ERICb.ST), le numéro un mondial de l’équipement télécoms mobile, a fait savoir mercredi qu‘il n‘attendait pas d‘impact significatif sur ses ventes du premier trimestre.

Mais le groupe suédois s‘est montré plus prudent à un horizon plus long et a indiqué prévoir que les événements récents finiraient par avoir un impact sur la chaîne d‘approvisionnement.

D‘autres multinationales technologiques implantées au Japon ont fait état ces derniers jours de fortes perturbations sur leurs sites de production, parmi lesquelles les géants Toshiba (6502.T) et Texas Instruments TXN.N.

Le prix spot des mémoires NAND, présentes dans de nombreux appareils électroniques, a augmenté de 3% mardi après avoir bondi de 20% lundi, tandis que celui des puces mémoires, composants d‘ordinateurs, a pris 0,2% après un bond de 7% lundi. [ID:nLDE72E0A7]

En Bourse, le secteur des technologies avait été fortement touché mardi.

A 12h55 mercredi, l‘action Alcatel-Lucent reculait de 0,91% à 3,696 euros et STMicro cédait 1,5% à 8,545 euros, à comparer avec un recul de 0,74% de l‘indice CAC 40 .FCHI, et une stabilité de l‘indice sectoriel des technologies .SX8P.

A Stockholm, Ericsson gagnait 2,7%, à 76,30 couronnes.

Des pénuries de composants s’étaient déjà fait sentir en 2010 dans les ventes de certaines entreprises du secteur, notamment les équipementiers télécoms. Alcatel a, entre autres, été contraint d‘augmenter ses stocks l‘an dernier pour faire face à cette situation, au détriment de sa trésorerie, ce qui l‘a amené à abaisser ses ambitions en terme de cash flow. [ID:nLDE7182AD] et [ID:nLDE6A3030]

* LE POINT sur la situation au Japon [ID:nLDE72A1A0]

Avec Tarmo Virki à Helsinki et Niklas Pollard à Stockholm, édité par Dominique Rodriguez

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