5 mai 2010 / 05:29 / dans 8 ans

LEAD 5 Socgen bat le consensus au T1 et confirme ses objectifs

* Résultat net de 1,06 milliard d‘euros au T1

* Socgen se dit “confiante” sur ses objectifs 2010

* Pense pouvoir atteindre E3 mds de résultat net en 2010

* E3 mds d‘exposition sur la dette souveraine grecque

* E13 mds d‘exposition sur les “piigs”

(Actualisé avec l‘exposition de la banque aux PIIGS au §20 et le cours au §4)

par Matthieu Protard

PARIS, 5 mai (Reuters) - Société générale (SOGN.PA), qui a dégagé un résultat net supérieur aux attentes au premier trimestre, a confirmé mercredi ses objectifs financiers pour 2010 et estime être en mesure d‘atteindre trois milliards d‘euros de bénéfice net en 2010.

La deuxième banque française par la capitalisation boursière, derrière BNP Paribas (BNPP.PA), indique que son résultat net s‘est élevé à 1,06 milliard d‘euros pour les trois premiers mois de l‘année contre une perte surprise de 278 millions un an plus tôt.

Le consensus réalisé par la rédaction de Reuters tablait sur un résultat net de 614 millions d‘euros. (Voir [ID:nLDE63Q0O4])

L‘action de la Société générale a cloturé en baisse de 0,84% à 38,29 euros dans un contexte de forte baisse des valeurs bancaires en raison de la nervosité des marchés sur la situation des finances publiques grecques.

L‘indice Stoxx 600 .SX7P des banques européennes reculait de 1,67% au même moment.

“(Les résultats) sont bons, voire très bons en publié mais l’écart avec nos prévisions est uniquement lié à des éléments non courants”, note Alain Dupuis, analyste financier chez Oddo Securities, relevant notamment un niveau relativement faible de provisions sur le portefeuille d‘actifs toxiques.

“Le groupe a confirmé nos estimations d‘exposition sur le Grèce”, souligne-t-il également à propos des trois milliards d‘euros d‘exposition de la banque à la dette souveraine grecque.

Un autre analyste basé à Paris relève de son côté de “solides revenus” dans la banque de détail en France.

Globalement, le produit net bancaire de la Société générale a crû de 34% à 6.581 millions d‘euros sur la période dont +6,2% dans la banque de détail en France. Ses provisions pour pertes sur le crédit ont reculé de 16,4%.

DES PROVISIONS MOINS ÉLEVÉES

“Nous confirmons nos objectifs”, a déclaré Frédéric Oudéa, le P-DG de la Société générale sur la chaîne de télévision CNBC. “Nous sommes dans un environnement de reprise économique”.

“La banque confirme qu‘elle est confiante pour atteindre un niveau de résultats correspondant au consensus des analystes pour 2010, c‘est-à-dire trois milliards d‘euros”, a de son côté ajouté une porte-parole de la Socgen à propos du résultat net 2010.

Après un exercice 2009 plombé par le poids de la crise et les actifs toxiques, la banque avait indiqué en février s‘attendre à un rebond de ses résultats et à un recul de ses provisions à partir du second semestre.

“Le coût du risque va rester élevé (cette année) mais à un niveau plus faible que l‘année dernière”, a dit Frédéric Oudéa.

Dans les activités de banque de financement et d‘investissement, qui constituent la moitié des résultats de la Socgen, le résultat net a atteint 541 millions d‘euros là où le marché attendait 337 millions.

Ailleurs en Europe, la banque britannique Barclays (BARC.L) a vu ses encours de créances douteuses fortement baisser au premier trimestre mais ses revenus dans sa banque d‘investissement ont déçu les analystes financiers [ID:nLDE63T0K8].

En Espagne, BBVA (BBVA.MC), la deuxième banque du pays, a constaté une stabilisation de ses provisions pour mauvaises créances au premier trimestre de l‘année [ID:nLDE63R1NA].

TROIS MDS SUR LA DETTE GRECQUE

La banque française, qui détient 54% de la banque grecque Geniki GHBr.AT, a également chiffré à environ trois milliards d‘euros son exposition à la dette souveraine grecque. A titre de comparaison celle du Crédit agricole (CAGR.PA) s’élève à 850 millions.

L‘exposition des banques françaises à la Grèce pèse sur les valeurs bancaires françaises depuis plusieurs semaines. Désormais le marché s‘inquiète de la propagation des difficultés financières de la Grèce à d‘autres pays de la zone euro comme l‘Espagne, le Portugal ou l‘Irlande.

Interrogé sur l‘exposition totale de la banque à la dette souveraine de la Grèce, du Portugal, de l‘Espagne, de l‘Italie et de l‘Irlande (Piigs), une porte-parole du groupe a confirmé en fin de journée à Reuters le chiffre d‘une exposition de 13 milliards d‘euros évoquée par plusieurs analystes.

Un chiffre qui n‘a pas radicalement changé depuis la publication des résultats annuels, affirme le groupe.

Edité par Cyril Altmeyer

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below