14 avril 2010 / 17:27 / dans 8 ans

LEAD 1 Volvo vise une reprise progressive, Renault pas vendeur

GÖTEBORG, 14 avril (Reuters) - Le numéro deux mondial des constructeurs de poids lourds Volvo (VOLVb.ST) a annoncé mercredi qu‘il envisageait une reprise progressive cette année en Europe - son marché clef - après avoir connu sa baisse la plus forte depuis plusieurs décennies.

“Notre estimation pour le moment est que le marché des poids lourds en Europe se redressera progressivement durant l‘année”, a déclaré le directeur général de Volvo Leif Johansson. “Mais la flotte de véhicules est relativement jeune et les besoins pour de nouveaux achats sont actuellement bas”, a-t-il ajouté.

Le groupe envisage néanmoins une reprise de la demande sur le marché nord-américain vers la fin de l‘année, tout en s’étonnant que celui-ci ne se soit pas déjà redressé alors que la moyenne d’âge du parc de véhicule est d‘environ huit ans outre-Atlantique.

Volvo, qui devrait présenter ses résultats le 23 avril, a dit qu‘il augmenterait sa production pour faire face à une hausse des commandes et qu‘il visait une part de marché de près de 10% cette année en Europe et d‘environ 20 à 30% en Amérique du nord.

Mardi, Scania SCVb.ST, concurrent important de Volvo, a annoncé plus tôt que prévu ses résultats du premier trimestre, faisant état d‘importants bénéfices portés par une forte demande brésilienne. [ID:nLDE63C1PD]

Le constructeur français Renault (RENA.PA), premier actionnaire du groupe suédois, a par ailleurs déclaré qu‘une cession de sa participation de 20,7% dans Volvo n’était pas à l‘ordre du jour, malgré son alliance avec l‘allemand Daimler (DAIGn.DE), principal concurrent du scandinave dans les poids lourds.

“Nous sommes très heureux de notre investissement dans Volvo et nous sommes très confiant quant à l‘avenir de Volvo, une vente de notre participation dans Volvo n‘est donc actuellement pas à l‘ordre du jour”, a ainsi déclaré à Reuters le directeur financier de Renault Thierry Moulonguet en marge de l‘assemblée générale des actionnaires du groupe suédois.

“Nous travaillons à la réduction de notre dette. Une vente d‘actifs pourrait être un moyen de le faire, mais nous avons d‘importantes liquidités et n‘avons pas de raison particulière à l‘heure actuelle pour aller dans cette direction.”

Victoria Klesty, Alexandre Boksenbaum-Granier pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

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