2 février 2010 / 07:43 / dans 8 ans

LEAD 2 BP - Le bénéfice trimestriel inférieur aux attentes

* Résultat du T4 inférieur aux attentes à cause du raffinage

* La production 2010 attendue en baisse

* L‘action en net repli en Bourse

par Tom Bergin

LONDRES, 2 février (Reuters) - Le groupe pétrolier britannique BP (BP.L) a publié mardi un résultat trimestriel en hausse moins forte que prévu et donné des prévisions en demi-teinte, ce qui fait chuter son cours de Bourse

Le bénéfice net ajusté aux coûts de remplacement, c‘est-à-dire hors plus ou moins-values liées aux variations de la valeur des stocks, a augmenté de 33%, à 3,45 milliards de dollars au quatrième trimestre 2009.

Hors éléments exceptionnels et ajustements de valeurs, qui ont eu un impact net négatif de 937 millions de dollars, le bénéfice du groupe ressort à 4,38 milliards de dollars (3,14 milliards d‘euros), en dessous des attentes des analystes interrogés par Reuters qui anticipaient en moyenne 4,65 milliards.

Le marché constate que le groupe est à peine à l’équilibre dans le raffinage. Les analystes avaient prévu un trimestre difficile après la chute du niveau moyen des marges à son plus bas niveau depuis plus de dix ans. Mais BP a dit que ses marges étaient tombées encore en dessous de ce niveau moyen.

En Bourse, l‘action BP perdait environ 4% en milieu de matinée, alors que l‘indice FTSE .FTSE de la Bourse de Londres reculait de 0,2% et que l‘indice DJ Stoxx du secteur pétrolier .SXEP reculait de 1,2%.

BP avait dépassé les prévisions de 50% au troisième trimestre. La déception du marché est le reflet d‘attentes élevées, explique Colin Smith, analyste chez Icap.

“Les marges de raffinage restent sous pression mais la société est en bonne forme”, commente de son côté Richard Hunter, responsable des actions britanniques chez Hargreaves Lansdown.

Il souligne aussi que certains investisseurs ont vraisemblablement pris une partie de leur bénéfice après la hausse de 20% de l‘action ces six derniers mois.

“Quoi qu‘il en soit, au Royaume-Uni, BP reste le titre préféré, le consensus du marché étant un conseil d‘achat ferme dans l‘ensemble”, précise le courtier.

BP dit avoir répondu à un certain nombre de préoccupations des investisseurs en 2009, avec une augmentation de 4% de sa production de pétrole et de gaz, un retour des raffineries à pleine capacité et des découvertes d‘hydrocarbures supérieures à la production de l‘année.

DIVIDENDE PEUT-ETRE EN ACTIONS

Mais son directeur général, Tony Hayward, a dit s‘attendre à une baisse de sa production cette année.

Il a ajouté que, si les prix pétroliers dont la reprise a été le principal facteur de hausse des résultats de BP, étaient bien soutenus par l‘Opep, les prix du gaz resteraient volatils et les marges de raffinages déprimées.

La reprise économique aux Etats-Unis et en Europe sera “lente et progressive”, a déclaré Tony Hayward.

En outre, selon un analyste, la hausse des coûts d‘exploitation fera que les économies de quatre milliards de dollars réalisées par BP en 2009 ne seront sans doute pas reconduites.

Le groupe a indiqué que sa production avait augmenté de 3% au cours de la période octobre-décembre par rapport à l‘année précédente, à 4,054 millions de barils équivalents pétrole par jour (bepj).

Sur 2009, la production est ressortie à 3,998 millions de bepj, en hausse de 4% par rapport à 2008.

Le baril de Brent de la mer du Nord s‘est négocié à 74,53 dollars en moyenne au quatrième trimestre, a précisé la compagnie, contre 55,48 dollars au cours de la même période un an plus tôt. En revanche, les cours du gaz ont fortement baissé.

BP a maintenu son dividende trimestriel à 14 cents par action et dit qu‘il allait demander aux actionnaires, habitués jusqu’à l‘an dernier à une forte hausse des dividendes, de lui permettre de proposer un paiement du dividende en actions.

Cela sera plus avantageux du point de la fiscalité pour certains actionnaires et donnera à BP une marge de manoeuvre financière accrue, a expliqué un porte-parole.

Les prix pétroliers sur l‘ensemble de 2009 ont été inférieurs à ceux de 2008, ce qui a fait baisser le résultat annuel de 45% à 14 milliards de dollars.

Pour un graphique comparatif des profits de BP et de Shell par rapport aux cours pétroliers :

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Version française Marc Angrand, Alexandre Boksenbaum-Granier et Danielle Rouquié

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