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Sociétés

GESTION-Les valorisations des actions sont trompeuses-Unigestion

PARIS, 8 avril (Reuters) - Les valorisations des actions peuvent paraître attrayantes après le repli brutal des indices mais elles sont trompeuses car il faut s’attendre à une chute des estimations de bénéfice par action, dit-on chez Unigestion.

Le rebond récent des indices boursiers risque donc de ne pas résister à la saison des résultats trimestriels des entreprises sur le point de débuter, sans parler des mauvais indicateurs économiques qui risquent de s’accumuler, a déclaré mercredi Salman Baig, gérant de portefeuille pour la société, lors d’une conférence en ligne.

“Le rebond récent peut s’expliquer par la perception d’une amélioration sur le plan sanitaire mais nous pensons que le marché demeure baissier et que les semaines à venir risquent d’être difficiles”, a-t-il dit.

Le scénario central retenu par Unigestion table sur une récession économique d’une ampleur comparable à celle observée lors de la crise financière de 2008-2009, ce qui devrait se traduire par une baisse des bénéfices de l’ordre de 20 à 25% sur l’année, a déclaré pour sa part Florian Ielpo, responsable de la recherche macroéconomique pour Unigestion, lors de la même conférence.

“Les consensus ont été révisés à la baisse mais nous paraissent encore trop optimistes”, a-t-il dit. “Nous nous attendons à ce qu’ils soient encore revus la baisse, ce qui rendrait les valorisations moins attrayantes”.

Les stratèges d’Unigestion expliquent attendre un recul de l’épidémie, une réponse monétaire et budgétaire mieux coordonnée globalement et des cours intégrant plus exactement le contexte micro et macroéconomique avant d’adopter une attitude plus positive sur les actifs risqués.

Pour le moment, la société augmente la part non investie (“cash”) dans les portefeuilles et reste prudente dans son exposition aux actions.

Sur le crédit, elle sous-pondère la dette spéculative (“high-yield”) mais surpondère celle classée en catégorie investissement (“investment grade”), qui devrait, selon elle bénéficier des achats des banques centrales dans cette classe d’actifs.

Patrick Vignal, édité par Marc Angrand

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