October 5, 2018 / 3:19 PM / 11 days ago

Danske Bank-Craintes sur l'impact de l'enquête criminelle US

COPENHAGUE, 5 octobre (Reuters) - Le titre Danske Bank a poursuivi sa glissade vendredi, tombant à un creux de quatre ans, les investisseurs craignant un effet dévastateur de l’entrée en lice des autorités judiciaires américaines dans le scandale de blanchiment d’argent qui secoue depuis des mois la première banque danoise.

L’action a terminé sur un recul de 6,24%, à 148,70 couronnes, accusant l’une des plus fortes baisses du jour de l’indice Stoxx 600. Cela porte à 38,5% le recul du titre depuis le début de l’année, contre un repli plus limité de 16,3% de l’indice regroupant les valeurs bancaires européennes sur la période.

Le mois dernier, Danske Bank a dit que des paiements représentant 200 milliards d’euros, dont bon nombre étaient “suspects”, avaient transité par sa filiale estonienne entre 2007 et 2015.

Après les autorités danoises, estoniennes et britanniques, le département américain de la Justice (DoJ) a lancé à son tour une enquête sur les pratiques de la filiale estonienne de Danske Bank.

Cela a conduit nombre d’acteurs de marché à faire le lien avec la banque lettonne ABLV, qui a dû mettre la clef sous la porte en février après avoir été accusée par les Etats-Unis de blanchiment d’argent et de violation des sanctions contre la Corée du Nord.

“Il est très difficile de voir le moindre rapport entre les deux cas”, a dit à Reuters Morten Mosegaard, directeur général par intérim de Danske Bank après la démission le mois dernier de Thomas Borgen.

Voulant clairement démarquer la banque danoise du cas ABLV, il a ajouté que Danske Bank avait depuis longtemps arrêté ses activités en Estonie et qu’elle avait noué un dialogue constructif avec les autorités.

Les investisseurs ont pris peur après la publication d’une lettre de l’investisseur américain Bill Browder, dont les plaintes ont conduit à l’ouverture d’enquêtes criminelles au Danemark et en Estonie, exhortant le Trésor américain à envisager d’infliger à Danske Bank des mesures spéciales prévues par le Patriot Act, celles-là mêmes qui avaient été utilisées pour sanctionner ABLV.

Morten Mosegaard a refusé de commenter la lettre de Bill Browder mais il a dit “ne pas anticiper” que les autorités américaines réservent à Danske Bank le même sort qu’à ABLV.

“Nous sommes dans la toute première phase du dialogue avec les autorités américaines, donc il est très difficile de faire des conjectures sur ce qui va se passer”, a-t-il poursuivi.

Morten Mosegaard a également déclaré que Danske Bank travaillait avec un “réseau solide de banques correspondantes” pour que son accès aux dollars soit assuré.

Plus tôt dans la journée, le Financial Times a rapporté que Danske Bank avait traité pour 8,5 milliards d’euros de “transactions miroir” pour le compte de clients russes en 2013, la banque empochant au passage 10 millions d’euros, une pratique qui pourrait valoir une forte amende à l’établissement. (Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Dominique Rodriguez)

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