May 1, 2018 / 9:21 AM / 7 months ago

LEAD 1-BP bat les attentes avec la hausse des cours et de la production

* Hausse de 71% du bénéfice au T1, à $2,6mds

* Dette nette à $40 mds

* BP a racheté 120 millions d’actions

* Le titre prend 1% (Actualisé avec commentaires, précisions et cours de Bourse)

par Ron Bousso

LONDRES, 1er mai (Reuters) - BP a publié mardi son meilleur bénéfice trimestriel depuis 2014 à la faveur du redressement des cours du pétrole et du gaz et d’un accroissement rapide de sa production.

La compagnie britannique, qui s’est ainsi sentie autorisée à évoquer une hausse de son dividende d’ici la fin de l’année, a vu son bénéfice net bondir de 71% au premier trimestre à 2,6 milliards de dollars (2,16 milliards d’euros) alors que les analystes l’attendaient à 2,2 milliards selon un consensus fourni par le groupe lui-même.

Ce résultat est supérieur aussi bien à celui de la période correspondante il y a un an (1,5 milliard de dollars) qu’à celui du quatrième trimestre 2017 (2,1 milliards de dollars).

BP n’avait plus dégagé un bénéfice aussi élevé depuis le troisième trimestre 2014, quand les cours du pétrole étaient en moyenne de 104 dollars. Le baril de Brent de la mer du Nord , tombé à 27 dollars début 2016, se traite mardi aux alentours de 74 dollars.

Le titre gagne 0,93% à 543 pence à la Bourse de Londres à 09h16 GMT, principal contributeur à la progression de 0,31% du Footsie.

La hausse de quasiment 25% des cours du pétrole en 2017 a soutenu le chiffre d’affaires des compagnies pétrolières, les investisseurs se concentrant davantage sur le montant de trésorerie qu’elles peuvent générer après des années de réductions de coûts drastiques.

Le flux de trésorerie opérationnel de BP a fortement augmenté à 3,6 milliards de dollars sur un an mais il s’inscrit en retrait par rapport à celui du quatrième trimestre, en raison de versements liés au dossier Deepwater Horizon et à des charges exceptionnelles. Sans ces derniers, le flux de trésorerie a atteint 7 milliards de dollars au premier trimestre, son plus haut niveau depuis 2014.

“Globalement, ce sont des résultats très positifs”, commente Martijn Rats, analyste chez Morgan Stanley, qui est à “neutre” sur le titre.

A titre de comparaison, parmi les concurrents de BP, Royal Dutch Shell et Exxon Mobil ont publié des résultats en deçà des attentes, tandis Chevron et Total ont fait mieux que prévu.

BP a ouvert sept nouveaux gisements pétroliers et gaziers en 2017 et elle prévoit le lancement de six projets supplémentaires, notamment en Egypte, en Azerbaïdjan et en mer du Nord.

La production de BP a augmenté de 6% sur un an à 3,7 millions de barils par jour au cours des trois premiers mois de l’année.

Le niveau de disponibilité des actifs pétroliers et gaziers s’est établi à 96%, un niveau record, qui a contribué à la hausse de la production, indique Martijn Rats.

POSSIBLE HAUSSE DU DIVIDENDE

“Il ne s’agit pas uniquement du prix du pétrole, mais de la performance de l’ensemble”, a déclaré le directeur financier, Brian Gilvary, dans une présentation vidéo.

Il a ajouté que BP pourrait envisager de relever le dividende plus tard dans l’année.

“Avec de tels prix du pétrole, la dette nette va naturellement commencer à baisser et cela va nous offrir une occasion d’une éventuelle distribution avec les rachats d’actions ou d’une conversation avec le conseil d’administration sur le dividende”, a-t-indiqué au cours d’une conférence téléphonique avec les analystes.

BP a été la première compagnie pétrolière européenne en octobre 2017 à reprendre son programme de rachats d’actions, d’un montant de 1,6 milliard de dollars par an, dans le but d’atténuer l’impact de son plan de versement du dividende en actions.

Au premier trimestre, le groupe a racheté 18 millions d’actions pour 120 millions de dollars.

Le ratio dette sur fonds propres a atteint 28,1% à la fin du premier trimestre, contre 27,4% à la fin 2017. La dette nette s’est établie à 40 milliards de dollars, contre 37,8 milliards à la fin de l’année dernière.

La facture de Deepwater Horizon a continué à peser, le groupe ayant dû inscrire une charge non opérationnelle de 1,6 milliard de dollars au premier trimestre. Elle devrait s’élever à trois milliards de dollars en 2018. Le coût total de l’explosion de la plate-forme pétrolière en 2010, et de la marée noire qu’elle a provoquée dans le golfe du Mexique, dépasse les 65 milliards de dollars.

Martijn Rats estime que la dette devrait diminuer au second semestre, le poids de la facture de Deepwater Horizon s’allégeant et la production continuant d’augmenter.

Voir aussi BREAKINGVIEWS-BP’s marathon repair job gets sprint finish

Ron Bousso Bertrand Boucey et Catherine Mallebay-Vacqueur pour le service français

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