February 7, 2018 / 12:01 AM / 9 months ago

Kalanick témoigne au procès intenté par Google à Uber

SAN FRANCISCO, 7 février (Reuters) - Travis Kalanick, co-fondateur et ex-PDG de l’application Uber, a témoigné mardi au procès intenté devant un tribunal de San Francisco par une filiale de Google contre la plate-forme de mise en relation avec des véhicules de tourisme avec chauffeur.

Waymo, filiale spécialisée dans les voitures autonomes d’Alphabet, la maison-mère de Google, accuse Uber de lui avoir dérobé des secrets industriels concernant cette technologie novatrice.

C’est la première fois que Kalanick, poussé à la démission en juin 2017, s’exprimait publiquement sur les allégations de Waymo.

Il a reconnu que Uber avait pris du retard dans le développement des voitures autonomes et que le recrutement d’un ingénieur vedette de Waymo, Anthony Levandowski, visait à rattraper la concurrence.

“Je voulais recruter Anthony et il voulait créer son entreprise. J’ai donc imaginé un scénario dans lequel il pourrait créer son entreprise et dans lequel je pourrai l’embaucher”, a dit Kalanick.

Cette start-up, Otto, a été créée par Levandowski puis rachetée trois mois après son lancement public, en 2016, par Uber Technologies sur l’initiative de Kalanick, qui a fusionné les activités des deux entités et en a confié la direction à Levandowski.

Dans sa plainte, déposée il y a un an, Waymo affirme que l’ingénieur a téléchargé plus de 14.000 documents confidentiels en décembre 2015. La filiale de Google juge que la start-up Otto a simplement servi à transférer les secrets industriels qu’il a emmenés avec lui.

Les dix jurés devront déterminer si ces documents relevaient du secret industriel ou s’ils étaient au contraire de notoriété publique et, dans le premier cas, si Uber les a récupérés et en a bénéficiés de manière impropre.

Le plaignant présente Kalanick comme l’un des acteurs principaux de l’affaire. Lors de la première audience du procès, lundi, un des avocats de Waymo, Charles Verhoeven, a affirmé que la concurrence entre les deux sociétés sur le secteur des véhicules autonomes était si vive que Kalanick avait estimé que “gagner importait plus qu’obéir à la loi”.

Kalanick a commencé à négocier avec Levandowski alors que l’ingénieur travaillait toujours pour Waymo. Dans sa déposition, le co-fondateur d’Uber a dit qu’il était un “grand fan” de l’ingénieur.

“Waymo veut vous faire croire qu’Anthony Levandowski s’est associé à Uber dans le cadre d’un grand complot visant à tricher et à emmener des secrets industriels. Mais comme la plupart des théories du complot, elle ne tiendra plus lorsque vous aurez tous les éléments”, a plaidé de son côté l’avocat d’Uber, Bill Carmody.

La cour de San Francisco a programmé quelque deux semaines d’audience où une centaine de témoins potentiels pourraient se succéder à la barre. (Dan Levine avec Alexandria Sage Henri-Pierre André pour le service français)

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