12 mars 2014 / 09:54 / il y a 4 ans

LEAD 1-E.ON abaisse son dividende et ferme des centrales

* Ebitda 2014 de 8,0-8,6 mds d‘euros (consensus: E8,4 mds)

* La crise du secteur ne s‘arrêtera pas de sitôt - Pdt

* L‘action avance de 1% (Actualisé avec détails, cours de Bourse)

DUSSELDORF, 12 mars (Reuters) - E.ON a annoncé mercredi une division de près de moitié de son dividende, une nouvelle baisse de son excédent brut d‘exploitation (EBE) cette année et la fermeture de plus d‘un quart de ses centrales thermiques en Europe, ce qui n‘empêche pas le titre du groupe de services aux collectivés allemand de gagner 1%.

Le numéro six européen des “utilities” et numéro un allemand, qui pâtit comme ses pairs d‘une forte augmentation des capacités des énergies solaire et éolienne, a ajouté ne pas voir de fin à la crise que traverse le secteur dans un horizon prévisible.

“Si on regarde posément ce qui nous attend, il y a peu d‘éléments nous permettant de dire que notre environnement de marché va rapidement ou sensiblement s‘améliorer”, déclare Johannes Teyssen, président du directoire d‘E.ON, cité dans le rapport annuel du groupe. “En conséquence de quoi, nous avons décidé de fermer près de 13 gigawatts de capacités” ajoute-t-il.

E.ON a dit anticiper un excédent brut d‘exploitation (Ebitda) de 8,0 à 8,6 milliards d‘euros cette année, après un EBE de 9,315 milliards d‘euros en 2013, en baisse de 14%.

E.ON propose un dividende de 0,60 euro pour 2013 contre 1,10 euro sur l‘exercice 2012.

Les analystes anticipaient un Ebitda 2014 de 8,4 milliards d‘euros et un dividende de 0,66 euro.

Vers 09h40 GMT, le titre E.ON avançait de 1,04% à 13,565 euros alors que l‘indice regroupant les valeurs européennes liées aux “utilities” était inchangé. Les intervenants de marché notent que l‘Ebitda 2013 est ressorti à un niveau supérieur aux attentes des analystes.

Sur les quatre dernières années, l‘action E.ON accuse une baisse de 54% et elle se traite actuellement à 11,0 fois les bénéfices estimés à 12 mois, contre une moyenne sectorielle de 13,2 fois, selon des données ThomsonReuters.

E.ON a déjà supprimé des milliers de postes et vendu pour des milliards d‘euros d‘actifs afin de s‘adapter aux nouvelles conditions de marché et réduire un endettement de quelque 32 milliards d‘euros.

Il y a deux semaines, GDF Suez a annoncé une perte de 9,7 milliards d‘euros à la suite d‘une dépréciation de 15 milliards passée sur ses actifs énergétiques, essentiellement européens. (voir )

Le 4 mars, RWE avait fait état de sa première perte depuis 1949, sous le coup, là aussi, de charges de dépréciation de 4,8 milliards d‘euros qui concernent principalement ses centrales électriques en Allemagne.

En plus de la concurrence des énergies renouvelables, les “utilities” allemandes doivent également faire face à la décision de Berlin de sortir totalement du nucléaire d‘ici 2022. (Christoph Steitz, Wilfrid Exbrayat et Benoît Van Overstraeten pour le service français)

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